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Vous ne serez pas surpris si je considère que la
comparution du 29 mars dernier doit être considérée comme une parodie. J'ai
été humilié et vous avez interprété mon amabilité pour de la faiblesse.
Mon avocat, Maître HAUTRIVE, avait préparé avec ma
collaboration un dossier de plaidoirie pour vous exposer, et c'était une
première fois pour cette affaire, l'ensemble de la situation, depuis le mois
de décembre 1990 jusqu'à ce jour.
J'ose espérer que vous et vos conseillers lirez avec
attention le dossier de plaidoirie car vous avez été capables, vous et le
procureur, de ne pas évoquer une seule fois les neuf années de délits, de
1991 à ce jour, commis par les magistrats professionnels et consulaires ...
Le "JOURNAL DU DIMANCHE" de ce jour rapporte la pensée
désabusée d'un magistrat "contraint de poursuivre les pauvres pour encore
faire carrière dans votre profession". C'est dire ! Je suis effectivement
pauvre et issu d'un milieu modeste, mais vous pouvez deviner avec quelle
intensité je méprise ceux de votre profession qui ont tenté de m'assassiner
et/ou commis des délits dont j'ai été la victime.
Heureusement que je suis en relation avec d'autres
magistrats qui ont une attitude totalement différente de la vôtre et avec
qui je puis correspondre car mon dossier AMMEUX-CIN-CAFAL-FOROLOG est loin
d'être clos ... même si vous tentez encore de me salir par une éventuelle
condamnation.
Puisque Maître HAUTRIVE n'a parlé que durant trois
minutes et moi, encore moins que lui, je complète la parodie de comparution
par quelques idées.
Je n'ai jamais cherché à outrager les magistrats. Je n'ai
cherché qu'à déclencher une enquête par l'Inspection Générale des Affaires
Judiciaires.
Je n'ai jamais cherché à outrager les magistrats : ils
ont vomi de leur propre volonté sur leur toge en commettant de nombreux
délits prévus et réprimés par le Nouveau Code Pénal. L'ancien Code Pénal
était encore plus sévère pour les délits qu'ils ont commis.
Les délits qu'ils ont commis et que je dénonce dans les
citations directes à comparaître qui leur ont été délivrées, leur
interdisaient de porter plainte contre la personne qui les a démasqués. Si
vous ne comprenez pas, voici un exemple très simple : un voyou qui a blessé
une passante, peut-il porter plainte contre la passante parce qu'elle a
démasqué son agresseur ?
Non, bien entendu. Mais, apparemment, les magistrats le
peuvent.
Donc, j'ai prétendument outragé Monsieur JULIEN et ses
complices parce que je les ai démasqués.
Monsieur JULIEN n'a pris ses fonctions à CAEN qu'en
juillet 1992, le train de mes mésaventures ayant déjà été mis sur les rails
par Monsieur MOINARD et un procureur qui aurait pu écrire en lettres de suie
au cours de son agonie : "ON m'a immoler" ... en précisant le
"ON".
Un magistrat a falsifié ma plainte dans les locaux du
palais de justice de LISIEUX au cours du mois de janvier 1992 et je
l'ignore. Ensuite, je fus contraint au dépôt de bilan par la banque CIN,
sans possibilité de reprise d'activité, alors que la société FOROLOG
développait un marché très lucratif. Les magistrats prononcèrent un jugement
de liquidation judiciaire le 06/05/92 alors que la plainte ne fut déclarée
irrecevable que le 19/05/92, en violation de l'article 4 du Code de
Procédure Pénale.
Ainsi, les magistrats sauvaient la CAFAL et son directeur
VERNEY CARRON d'un désastre financier.
En 1994, quand il fut évident que j'avais fait le lien
entre ma plainte contre la CAFAL, le rôle malsain du CIN et la contrainte au
dépôt de bilan, quand il fut aussi évident que les manoeuvres des juges
consulaires de 1993 ne tenaient pas la route (j'ai été condamné par le T.C.
d'HONFLEUR sans même la promulgation d'un état des créances), les magistrats
de l'ordre judiciaire ont été contraints d'improviser dans l'urgence ...
pour sauver une nouvelle fois la CAFAL.
Je ne pense pas que ce soit un directeur de la CAFAL qui
ait téléphoné à un procureur de la République pour lui demander d'ouvrir une
enquête contre ma personne pour un détournement d'actif, détournement de
surcroît imaginaire.
C'est donc bien un magistrat de haut rang qui demanda à
un procureur de signer le jour même de son départ, le 14/02/94, un
réquisitoire introductif à partir de deux documents falsifiés (art. 434-4-2°
du NCP) et d'une lettre de dénonciation calomnieuse dont le contenu n'a même
pas été vérifiée mais que la juge d'instruction s'est empressée d'écarter.
Ce réquisitoire n'a pu être conçu, rédigé et signé
qu'avec l'accord formel de Monsieur JULIEN car mes condamnations
rocambolesques par les juges consulaires devaient être examinées au début du
mois d'avril 1994 par la Cour d'Appel de CAEN !
S'il n'y avait pas eu urgence et si les magistrats de
haut rang avaient été certains que le successeur au poste de procureur de la
République signerait ledit réquisitoire sans barguigner et sans qu'ils aient
la nécessité de raconter l'histoire de la plainte falsifiée en janvier 1992,
ils auraient pu attendre l'arrivée dudit successeur en avril 1994.
Je n'ai su formellement qu'en 1995 que l'on me reprochait
un prétendu détournement d'actif.
Avec tout ce qui m'était déjà tombé dessus auparavant
alors que je subissais des condamnations pour que je ne puisse plus
poursuivre la CAFAL, cette enquête voulue par les magistrats de haut rang,
provoqua chez moi un désespoir profond avec crise d'anorexie qui dura trois
mois et me fit passer de 85 kgs et 65 kgs : je ne mangeais plus qu'une
tomate et un yaourt par jour.
Et ensuite, j'ai encore pleuré des centaines de nuits,
dans la solitude la plus totale. Les magistrats savaient pertinemment que
j'étais aux portes du suicide. Ils recherchaient froidement ma mort pour
libérer définitivement la CAFAL d'une épée de Damoclès ... qui pesait
quelques dizaines de millions. En l'an 2000, son poids s'est accru.
C'est à la fin de cette crise d'anorexie que j'ai
rencontré Monsieur Bernard PERRET, avocat général près la Cour d'Appel de
REIMS que je connaissais depuis plusieurs années. La rencontre a eu lieu le
25 septembre 1995 en son bureau de la Cour d'Appel de REIMS.
Ce magistrat de haut rang qui avait favorisé le démarrage
de la société FOROLOG (marché de l'AFPA ...) connaissait mon honnêteté et
surtout mon "bon esprit" au vu de mes réactions très positives en 1988,
année au cours de laquelle j'avais découvert les errements des magistrats de
sa juridiction.
Ce procureur général me proposa alors :
- de radier définitivement mes condamnations de 1985
sur le casier n° 2, après avoir déjà fait
"réputées non avenues" lesdites condamnations sur mon casier n° 1,
- afin que je puisse reprendre en main le marché informatique de l'AFPA que
j'avais commencé avec une parfaite compétence avec la société FOROLOG,
- d'envoyer une lettre pour présenter mes excuses aux magistrats de
Normandie pour les termes violents que j'avais employés et qu'il
reconnaissait mérités : je l'avais traité de la même manière en 1988 !
En contrepartie de cette lettre, il s'engageait à
contacter les magistrats qui me poursuivaient et qui avaient détruit ce
qu'il m'avait aidé à construire (la société FOROLOG) pour arrêter ces
poursuites insensées sur un imaginaire détournement d'actif.
Monsieur PERRET a tenu parole en ce qui concerne mes
casiers judiciaires et je sais qu'il a contacté tous les magistrats
impliqués dans ce qu'il faut bien appeler l'affaire
CAFAL-CIN-AMMEUX-FOROLOG.
Trois semaines plus tard, en octobre 1995, le procureur
qui avait signé le jour de son départ, et dans la précipitation, le
réquisitoire introductif à propos de mon prétendu détournement d'actif,
aurait pu écrire sur un rocher "ON m'a immolé".
Monsieur PERRET me déclara plus tard qu'il avait échoué
dans ses démarches en ma faveur car le principal magistrat avait été
escamoté.
Je n'ai eu connaissance de ce fait divers et macabre que
quatre années plus tard. Ce fut même après la découverte de la falsification
de la plainte déposée contre la CAFAL.
Dans l'affaire CAFAL-CIN-FOROLOG-AMMEUX, les événements
troubles s'enchaînent :
- falsification d'une plainte déposée contre la CAFAL, plainte qui allait
coûter 150 millions de francs à cet organisme,
- "assassinat" de la société FOROLOG pour neutraliser son gérant, Christian
AMMEUX afin qu'il ne puisse plus continuer ses poursuites contre la CAFAL,
- tentative d'assassinat sur ma personne en poussant un innocent au
désespoir,
- disparition d'un procureur qu' "ON a immoler" qui,
curieusement, pourrait apporter beaucoup d'éclaircissements sur ladite
affaire.
Vous pouvez comprendre, Monsieur CATENOIX, pourquoi je
demande l'ouverture d'une enquête par l'Inspection Générale des Affaires
judiciaires, depuis le 16 mars 1998 !
Pour terminer, momentanément, l'épisode du prétendu
détournement d'actif, la Cour de Cassation où siégeait Monsieur Bernard
CHALLE, ne s'est pas trompée en précisant que je n'avais pas commis de
détournement, mais que les sources des logiciels n'ont pas été remis au
repreneur par ceux qui les détenaient et sur lesquels je n'avais plus aucun
pouvoir, ni hiérarchique ni juridique, quand fut promulguée la seconde
ordonnance de cession d'actif en juin 1993. Je puis vous assurer que
l'affaire sera ré-ouverte et que les sources des logiciels n'ont pas été
perdues pour tout le monde.
Je découvre donc la
falsification
de ma plainte déposée contre la CAFAL, le 16 mars 1998, et j'en avise
immédiatement Madame GUIGOU par un courrier confidentiel sous forme
recommandée.
Qui retrouve-t-on ? Monsieur MOINARD, le chef de service
des Affaires Criminelles, qui avait été à l'origine de mes déboires, par son
laxisme, en 1991 quand il était procureur de la République à LYON. Laxisme
qui s'était transformé en protection intentionnelle de la CAFAL.
Bien entendu, il s'entend avec Monsieur JULIEN pour
détourner le courrier destiné à Madame GUIGOU, sans que je le sache (voir sa
lettre du 11/06/98 : "Le requérant n'est pas avisé de la présente
transmission").
Monsieur JULIEN se garde bien de me contacter pour me
présenter des excuses et me proposer un dédommagement car il sait qu'il m'a
poussé au suicide. Messieurs MOINARD et JULIEN savent aussi qu' "ON a
immoler" un procureur !
Ne voyant rien venir, et pour cause, j'adresse une
seconde lettre à Madame GUIGOU, le 10/09/98, en appelant un délit, un délit
et un malfrat celui qui commet les délits, même s'il s'agit d'un magistrat.
Et qui retrouve-t-on ? Les deux mêmes : Messieurs MOINARD
et JULIEN. Et Monsieur MOINARD tient à préciser, cette seconde fois, que je
suis averti de la transmission. Ce qui est vrai. Et j'ai encore attendu un
mois avant de téléphoner, le 26/10/98 au Service des Affaires Criminelles,
puis au service des Affaires Judiciaires.
Monsieur JULIEN ne pouvait donc plus éviter de me
rencontrer. Il me devait des explications sur son attitude qui m'a poussé au
suicide et sur toutes les condamnations iniques que j'avais endurées.
Monsieur JULIEN évita à nouveau cette rencontre que
j'attendais et choisit deux autres voies :
- la manipulation du dossier contenant la plainte "falsifiée" contre la
CAFAL,
- l'incitation de trois de ses magistrats à porter plainte contre moi pour
outrages à magistrats.
1 - la manipulation du dossier de la plainte contre la
CAFAL.
Dès la première lettre du 16/03/98 détournée de son
destinataire qui était Madame GUIGOU, le dossier de cette plainte fut
transféré du greffe du TGI de LISIEUX à Monsieur JULIEN et à Monsieur
TRIAULAIRE, son substitut général.
Il a suffi de quelques semaines pour acquérir la
certitude que ce dossier était manipulé par Monsieur JULIEN : ajout et
disparition de pièces se succédaient au fil des jours et des courriers ...
Tant et si bien que le greffier en chef, Monsieur
PAWLOWSKI, excédé par lesdites manipulations du procureur général,
me remit le 11/03/99 les photocopies numérotées et
paraphées de sa main des pièces censées représentées la totalité du
dossier. Sans numéroter les pièces du dossier lui-même.
Monsieur JULIEN, tout procureur général qu'il est, est
donc piégé par son greffier en chef, car il ne connaît pas les pièces
numérotées que je détiens, ni leur nombre, ni leur qualité.
Monsieur JULIEN qui avait tenté de m'assassiner en me
poussant au désespoir, s'est bien auto-outragé une nouvelle fois. Et son
greffier en chef l'a même poussé dans la mare ...
2 - Monsieur JULIEN incite trois magistrats à porter
plainte contre moi pour outrages à magistrat.
Je suis convoqué à la gendarmerie pour être entendu sur
l'affaire FOROLOG. Je pensais que mes lettres à Madame GUIGOU recevaient
enfin une suite favorable mais j'ai eu la surprise d'être mis en garde à
vue.
Et au début de l'après-midi, je comprends que l'on veut
me faire dire que j'ai outragé trois magistrats : Messieurs TRIAULAIRE et
PEYROUX et Madame LE FISCHER.
Comprenant que Monsieur JULIEN ne voulait pas apparaître
alors qu'il était le coauteur du détournement des courriers adressés au
Garde des Sceaux et qu'il avait manigancé toutes les poursuites contre ma
personne, j'ai eu une nouvelle fois la preuve de son machiavélisme. En
conséquence, j'ai fourni aux gendarmes deux feuillets de la lettres que
j'avais rédigée le 26/10/98 avec modifications le 22/11/98.
En effet, ce 26/10/98, j'ai téléphoné directement au
service des Affaires Criminelles et j'ai eu une longue conversation avec un
chef de service qui interrogea l'ordinateur contenant le fichier "CNIL" et
la fiche "AMMEUX" pour me préciser que :
- mon courrier du 16/03/98 avait été transmis à Monsieur JULIEN le 11/06/98,
- mon courrier du 10/09/98 avait été transmis à Monsieur JULIEN le 16/09/98,
- qu'on ne trouvait pas trace de mon courrier du 15/09/98,
- et qu'enfin, le contenu de mes courriers tel que sommairement décrit, i.e.
litige entre un justiciable et un ou plusieurs magistrats, relevait du
Service des Affaires Judiciaires (INGALL-MONTANIER à l'époque, ndlr en
octobre 2004) et non des Affaires Criminelles (Marc MOINARD à l'époque, ndlr
en octobre 2004)
J'ai alors compris ce 26/10/98 que ce Monsieur JULIEN
était le complice de Monsieur MOINARD, qu'il cherchait une nouvelle fois à
me faire condamner et qu'il cherchait à dissimuler les huit années passées
de délits commis à mon égard et orchestrés par lui.
Je lui ai donc écrit le jour même, le 26/10/98, pour lui
dire par lettre ce que je ne pouvais pas lui dire de vive voix car il
n'osait pas m'affronter : je sais désormais avec certitude que vous avez
sciemment recherché ma mort pour protéger ainsi définitivement la CAFAL.
Monsieur JULIEN est donc bien un assassin qui a recherché
durant plusieurs années ma disparition physique, et s'il n'a pas réussi dans
sa tentative, ce n'est pas faute de ne pas avoir tout tenté contre ma
personne.
On outrage une personne quand on emploie à son égard des
qualificatifs qu'elle ne mérite pas. Mais quand les qualificatifs sont vrais
et avérés sur plusieurs années, la personne, fut-elle Monsieur JULIEN et
procureur général de son état, doit s'attendre à une réaction et à une
enquête de la part de l'Inspection Générale des Affaires Judiciaires.
Dans mes deux lettres à Madame GUIGOU, je ne mettais pas
en cause Monsieur JULIEN car j'avais comme référence deux autres procureurs
généraux : Messieurs CHALLE et PERRET qui se sont avérés très honnêtes à mon
égard, le dernier rachetant même plusieurs fois les erreurs commises par les
magistrats de sa juridiction, entre 1981 et 1985.
Je ne pouvais donc pas imaginer que le procureur général
JULIEN était celui qui avait tout orchestré à partir de juillet 1992. Il a
donc cru, avec Monsieur MOINARD, qu'ils n'étaient pas démasqués.
Leur association me fait froid dans le dos depuis qu'il
est de notoriété publique que Monsieur MOINARD est "un homme réputé pour
intervenir sans états d'âme dans les affaires de délinquance financière, dès
lors qu'elle avait un parfum politique". (Journal LIBERATION du
11/08/98).
Alors, quand il s'agissait et qu'il s'agit toujours de
protéger un organisme d'état comme la CAFAL et une ancienne banque
nationalisée depuis comme le C.I.C., je me suis dit rétroactivement que je
ne devais pas peser bien lourd dans la balance ... jusqu'à ces derniers
jours.
Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai fait appel d'une
décision qui donnait ne serait-ce qu'un semblant d'excuse à Messieurs JULIEN
et MOINARD.
Vous pouvez encore essayer de me salir, le scandale n'en
sera que plus retentissant et risque, de surcroît, de vous atteindre alors
que je me suis adressé à vous avec confiance, Monsieur CATENOIX, comme en
témoigne le courrier que vous avez reçu le 10 janvier dernier.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations
distinguées.
Christian AMMEUX
Copies à Monsieur Bernard CHALLE et à l'Inspection
Générale des Affaires judiciaires
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