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| Constatant les dégâts
irrémédiables ... |
... qui concluaient ma démarche, je
tins néanmoins à adresser la lettre suivante à Mme A. COCHEME que j'ai
su être présidente de la 7ème section du tribunal administratif de PARIS
:
Le 6 janvier 2003
Affaire AMMEUX / MINISTERE DE LA JUSTICE
Dossier n° 0213107/7
Madame A. COCHEME
Tribunal Administratif de PARIS
7 rue Jouy
75004 PARIS
Madame le Présidente,
Votre ordonnance du 25 octobre 2002 m’est bien
parvenue et je n’ai pas interjeté appel de votre décision dans la
formulation qui en a été faite.
Je me suis adressé au Tribunal Administratif pour me
conformer à l’arrêt rendu par la 11ème de la Cour d’Appel de PARIS,
arrêt dont vous avez reçu copie en annexe de ma lettre du 18/09/2002.
Les magistrats de l’ordre judiciaire de la Cour
d’Appel de PARIS connaissaient le caractère délictueux à forte
coloration pénale des agissements de leurs collègues. Moi aussi.
Mais j’ai suivi leur avis.
Quelques jours plus tard, le 24/09/2002, la Chambre
Criminelle de la Cour de Cassation cassait l’arrêt de la 11ème chambre,
notamment en ce qui concerne la décision de me pourvoir devant votre
tribunal.
Nous sommes en plein délire juridique :
- des magistrats de la Cour d’Appel de PARIS savent que leur collègue
MOINARD et les autres magistrats cités à comparaître ont commis des
délits, ce qui est plus grave que des fautes,
- des magistrats de la Cour de Cassation estiment qu’une atteinte au
secret des correspondances n’est au pire qu’une faute, en contradiction
avec le Code Pénal,
- vous refusez d’examiner le dossier que je vous ai soumis car vous
considérez que les griefs que j’ai exposés sont des délits et non de
simples fautes relevant de votre tribunal.
Comprenne qui pourra !
En rédigeant les citations à comparaître destinées
aux magistrats et que vous avez eus sous les yeux, il s’agissait de
délits et non de simples fautes professionnels commises par des
magistrats étourdis. Telle est toujours mon opinion.
Je n’ai donc pas interjeté appel de votre ordonnance,
mais je vous saurais gré d’intégrer cette présente lettre au dossier
cité en référence afin que soient connus les motifs de ma décision.
Quand l’assassinat du procureur BORREL sera à nouveau
évoqué avec ma version des faits, le dossier sera nécessairement rouvert
et je tiens à ce que ma lettre soit présente au dossier.
Je vous prie d’agréer, Madame, mes salutations
respectueuses.
Christian AMMEUX
| Que conclure à la suite de
cette déroute ? |
Déroute que j'espère temporaire. Pourquoi ?
Il est indéniable que Marc
MOINARD a laissé se constituer la
société illicite CM DIS alors qu'il était procureur de la République
à LYON. Il est aussi indéniable, malgré ses dénégations, qu'il a
transmis à la CAFAL ma lettre du
15/06/91 qui suscita la
circulaire diffamatoire signée par Richard VERNEY-CARRON. Il est
encore tout aussi indéniable que lorsque j'ai donné des instructions à
l'avocate de la société FOROLOG pour rédiger une plainte contre la
CAFAL, en septembre 1991, Marc MOINARD était encore procureur de la
République à LYON.
En conséquence Marc MOINARD est
directement impliqué dans le stratagème mis en place par la CAFAL, pour
détourner l'argent qui devait revenir aux assurés sociaux au profit des
partis politiques.
Il est aussi indéniable que
le procureur Bernard BORREL a détruit en avril 1992 ce que le procureur
Marc MOINARD avait laissé se construire en 1991 : en exigeant la
liquidation de la société
illicite CM DIS, le 29/04/92, Bernard BORREL mettait fin au
stratagème de l'abominable détournement de l'argent des assurés sociaux.
Il est toujours aussi
indéniable que lorsque le procureur Bernard BORREL fut assassiné à
DJIBOUTI, le 18/10/95, la rumeur de son suicide par le feu se propagea à
partir de la Chancellerie où Marc MOINARD était alors directeur du
service des Affaires Judiciaires.
Enfin, toujours aussi
indéniable que lorsque mes courriers confidentiels, devant lieu à une
enquête, ont été déroutés vers le parquet général de CAEN, Marc MOINARD
était encore et toujours à la Chancellerie, mais cette fois-ci en tant
que directeur du service des Affaires Criminelles et des Grâces.
Faut-il encore se demander
pourquoi le président de la CAFAL de 2004 éprouve le besoin de voler au
secours du président de la CAFAL de 1992 en
produisant un faux juridique lors
d'une audience devant le tribunal correctionnel de ROUEN, en juin 2004 ?
Si Bernard BORREL n'avait
pas été dans l'obligation de détruire, en avril 1992, le stratagème
abominable du détournement de l'argent des assurés sociaux au profit des
partis politiques voulu et autorisé par Marc MOINARD en 1991, il
n'aurait pas été assassiné en octobre 1995 quand il avait, dans un
sursaut d'honneur personnel et professionnel, décidé de révéler le
détournement, répétons-le, autorisé par Marc MOINARD.
Claude GUIBAL du journal Libération
a commencé à tirer la première laine de l'écheveau : l'enquête de
Bernard BORREL sur le détournement de l'argent des assurés sociaux. Le
reste suivra ... y compris pour Marc MOINARD.
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