LA  REACTION  INOUÏE

DE  LA  CHANCELLERIE

 

 

Les lettres que j'avais adressées à la magistrature de ROUEN et les relations que j'avais eues avec celle-ci en juillet et août 2004 avaient été mises en ligne les 27 et 28 septembre 2004 sur ce présent site.

Quelle ne fut pas ma surprise de lire dans le journal Libération du 30 septembre, soit 48 heures après la mise en ligne des éléments susnommés d'un article d'une page pleine intitulé "Mort du juge Borrel : Djibouti dans l'oeil du cyclone" et signe par Brigitte VITAL-DURAND, et non par RenauD LECADRE, le journal avec lequel je suis assez souvent en relations sur ce sujet.

 

Je me suis laissé quelques jours de réflexion en me demandant avec qui je devais continuer le dialogue : un journaliste du journal Libération, mais lequel ?, un membre de la Cour de Cassation, mais lequel ? un procureur de la République, de CAEN ou de ROUEN ?

En définitive, je me suis résolu que celui qui recevrait mes réactions serait M. Joseph SCHMIT, procureur de la République de ROUEN puisqu'il était le dernier magistrat avec qui je m'étais entretenu.

Voici donc la lettre que je lui ai adressée le 12 octobre dernier.

 

 

  •         Le 12 octobre 2004

  •                                         Aff. FOROLOG / CAFAL / CIN-CIC / AMMEUX / BORREL.

     

  •                             Monsieur Joseph SCHMIT

  •     Procureur de la République

  •     près du Tribunal de Gde Instance

  •     Place Foch

  •     76037 ROUEN Cedex

  •  

     

    Monsieur le Procureur,

     

    Supposant, peut-être à tort, que vous n’êtes pas un lecteur assidu du journal Libération, je joins à ce courrier la photocopie d’un article paru dans ledit journal en date du jeudi 30/09/2004.

    J’avais mis en ligne sur le site borrelkaput.com, les 27 et 28 septembre 2004, une petite série de documents, notamment :
    - la fameuse pièce n° 6 versée au dossier judiciaire par la CAFAL et aussi vite égarée par la fine équipe TERENTJEW,
    - les lettres que je vous avais adressées, à vous et à M. DAROLLE,
    - les commentaires sur la pièce n° 6 que j’intitulais Document trois fois faux et sur les relations avec la magistrature rouennaise en juillet et août 2004.

    La riposte par presse interposée ne s’est pas fait attendre. L’argumentaire de la réponse a été communiqué à la direction du journal Libération et l’article a été rédigé et composé dans les 24 heures ... pour une parution dans les 48 heures après le chargement des documents susnommés sur mon site.

    C’est un record du même style que j’ai noté avec la circulaire diffamatoire de la CAFAL, circulaire qui a été expédiée dans les 48 heures ouvrables après l’accusé de réception de ma lettre adressée au parquet général de LYON, le 15 juin 1991.

    Ce n’est pas un hasard mais une vraie relation de cause à effet car il est de notoriété parmi les personnes qui me connaissent, magistrats ou politiciens, que je suis un lecteur assidu de ce journal et que je connais plusieurs journalistes de la rubrique Société dudit journal.

     

    Ce moyen de réponse - par presse interposée - a déjà été utilisé cinq fois, soit par le journal seul soit combiné avec d’autres médias, radio et/ou télévision.

    Mais à chaque réaction de la magistrature (la fraction que j’appelle politisée), je note une gradation de la réponse :
    - ce fut l’apparition d’un mercenaire réfugié en Belgique,
    - ce fut la sortie des douze documents secret-défense ... que personne n’a jamais vus,
    - ce fut la main tendue à I.O. GUELLEH qui m’a fait dire que J. CHIRAC et ledit GUELLEH se rabibochaient sur le cadavre du procureur BORREL,
    - c’est maintenant l’annonce d’une procédure abracadabrante - convocation du procureur de la République de DJIBOUTI à VERSAILLES - et inédite - le président de la commission consultative de la défense nationale a reçu la mission de trouver (pourquoi pas inventer ?) des documents compromettants pour I.O.G. ...

    Ces coïncidences sont déjà relatées au début de la page 4 de la lettre que je vous ai adressée le 31/03/2004 :
    - les fameux documents secret défense de l’affaire BORREL ont été annoncés juste après la création du site borrelkaput.com et huit jours après l’audience reportée à ma demande du 15/10/2004,
    - ces mêmes documents ont fait l’objet d’un tapage médiatique à partir du vendredi soir 26 mars dernier, la veille du jugement rendu par Mme TERENTJEW : tiens, tiens !! Je ne suis pas parano, mais les faits sont têtus : dans le dossier FOROLOG/CAFAL/CIN-CIC/AMMEUX/BORREL, je sais par expérience que les coïncidences ne sont jamais des hasards

     

    Que signifie ce remue-ménage médiatique ? Simplement que la presse est aux ordres de la Chancellerie et des politiciens véreux, ceux qui ont détourné l’argent des assurés sociaux de la CAFAL et d’autres caisses.

    De surcroît, sur ce sujet sensible de l’assassinat du procureur BORREL, Renaud LECADRE a dû céder à nouveau sa place de journaliste-rédacteur à Brigitte VITAL-DURAND, très probablement sur ordre de S. JULY, après avoir écrit sur ce sujet les deux fois précédentes. Vous souvenez-vous de la brève que je vous avez envoyée ?

    Je ne pense pas que R. LECADRE aurait pu commettre un tel article après avoir lu les documents que je lui avais adressés, personnellement, en même temps que leur parution sur le site internet, les 27 et 28 septembre derniers.

    Convoquer un procureur d’un pays souverain !

    Imaginez qu’un juge d’instruction de DJIBOUTI (si il en existe dans leur procédure) vous convoque ou convoque MM. BURGELIN ou BOT à comparaître devant lui. Toute la magistrature française et le Ministère de la Justice pousseraient des cris d’orfraie pour atteinte à la dignité de la France. Et cela se concevrait.

    Le procureur djiboutien convoqué, de manière pour le moins inélégante, Djama Souleima Ali, n’a pas répondu à la convocation et il n’a pas à donner à un magistrat français des appréciations sur la conduite de son président.

    Etant donné qu’il ne s’est pas présenté, les magistrats français auront la partie belle pour faire courir la rumeur que le président I.O. GUELLEH se sent coupable. Certains journalistes français l’ont suggéré au cours d’un interview télévisé sur une chaîne bien française ... et il en a rigolé.

    Et voilà comment on innocentera la classe politique (la partie véreuse de celle-ci) du délit abominable du détournement de l’argent des assurés sociaux.

    La violence de la réaction médiatique nationale indique clairement que j’ai appuyé là où cela faisait mal.

     

    Avec tous les éléments que je vous ai donnés, vous aviez le nécessaire pour ouvrir une enquête préliminaire. Votre adjoint était tout disposé à la diligenter si j’avais recours à un avocat.

    La triple falsification du document et sa soustraction immédiate du dossier pénal laissent plus que supposer la responsabilité de la CAFAL et de R. VERNEY-CARRON dans la série de délits qui allaient mener à l’assassinat du procureur BORREL.

    J’ai la confirmation désormais des endroits où je ne dois plus mettre les pieds. Mais comme un mauvais garnement, j’éprouverai un malin plaisir à y patauger à nouveau.

    Faut-il avoir été emprisonné comme ces pauvres gens d’OUTREAU pour obtenir le simulacre de réparation que l’autorité judiciaire leur accorde ?

     

    Je me suis aperçu tardivement que vous étiez très proche de MM. BURGELIN (via l’E.N.M.), INGALL-MONTANIER (votre voisin) et probablement de Marc MOINARD (collègue et alter ego de votre voisin susnommé à la Chancellerie en 1997).

    Ceci explique pourquoi vous ne voulez pas ouvrir une enquête préliminaire sur la pièce compromettante versée par la CAFAL. Tous ces éminents magistrats ont tout entrepris pour étouffer le scandale du détournement de l’argent des assurés sociaux par la CAFAL au profit des partis politiques.

    Nous vivons ainsi les limites de l’autorité judiciaire. instaurée par l’ordonnance n° 58-1270 le 22/12/58, voulue par le Général DE GAULLE le lendemain de son élection à la présidence de la République, pour répondre à une situation très particulière de la nation française : il fallait à l’époque reprendre en main la magistrature qui avait oeuvré sous l’occupation allemande.

    Mais dès les années 80, dès que les derniers magistrats ayant oeuvré sous l’occupation de l’ennemi avaient mis fin à leur carrière, il eut fallu restaurer un vrai pouvoir judiciaire susceptible de s’opposer aux agissements abominables de politiciens véreux.

    Au lieu de cette modification souhaitable de nos institutions, le pouvoir exécutif (de droite comme de gauche) a continué à utiliser à sa guise le Conseil Supérieur de la Magistrature pour mettre en place des magistrats tout dévoués à leur thèse et donc peu enclins (même pas du tout enclins) à les poursuivre s’ils venaient à commettre de graves prévarications.

    Et cela quelque soit le parti politique en charge du pouvoir exécutif. Aucun parti politique majeur n’a voulu changer une telle disposition qui permettait et qui permet toujours de commettre les pires prévarications sans crainte d’être poursuivi pénalement, car protégé par des magistrats qui ne veulent pas mordre la main qui leur donne à manger.

     

    Ainsi voit-on un individu nommé Jacques CHIRAC dérober l’argent de la Mairie de PARIS ! Ainsi voit-on le parti politique dirigé par Jacques CHIRAC organiser le détournement de l’argent des assurés sociaux de la CAFAL ! Ainsi voit-on un procureur de la République assassiner à DJIBOUTI parce qu’il allait révéler ce détournement abominable !

    Ainsi voit-on un président de la République autoriser le vote d’une loi organisant son impunité le temps d’une mandature !

    Ainsi voit-on, en 1998, un pouvoir exécutif bicéphale et hybride (CHIRAC et JOSPIN anormalement réunis selon le Grand Robert), envoyer mollement Marc MOINARD à BORDEAUX ! Et le même pouvoir exécutif devenu monocéphale en 2002 ramener Marc MOINARD à la Chancellerie en 2004 ! Sans aucun lien, bien entendu, avec l’assassinat du procureur BORREL.

     

    Ainsi voit-on un justiciable outragé pendant une demie heure, le 14 juin 2004, sous le regard narquois de la présidente TERENTJEW ! Ainsi voit-on une pièce compromettante versée par la CAFAL disparaître d’un dossier judiciaire avec la bienveillante complicité des magistrats !

    Nous avons ainsi atteint les limites décentes du fonctionnement de l’autorité judiciaire.

    Le président DAROLLE et vous en tant que procureur ne pouvez tolérer de tels dysfonctionnements dans votre tribunal.

    En couvrant de votre autorité de telles procédures cahoteuses, tous deux vous avez ainsi démontré, en toute conscience, la carence évidente d’un vrai pouvoir judiciaire, indépendant des deux pouvoirs exécutif et législatif.

    Je ne suis pas paranoïaque mais lucide.

     

    Interrogeons nous sur les coïncidences entre les étapes de mon histoire judiciaire ou les parutions sur mon site internet d’une part, et les réactions des médias d’autre part.

    Certaines coïncidences ont déjà été évoquées ci-dessus. Evoquons celle de l’article ci-joint faisant suite à la parution sur le site borrelkaput.com du document altéré, contenant des allégations mensongères, versé par la CAFAL dans une procédure judiciaire et aussitôt égaré par les magistrats.

    Il était évident que le procureur SOULEIMAN ne se rendrait pas à la convocation de la juge d’instruction de VERSAILLES. Mais le bâtonnier MARTINET (représentant les intérêts de I.O. GUELLEH si mes informations sont exactes) peut très bien se présenter.

    Le principal, pour l’opinion française, est que ces convocations se sachent.

    Et plutôt que s’opposer dans un interrogatoire, la juge et la bâtonnier peuvent se concerter sur on ne sait trop quel arrangement ...

    Le sauvetage judiciaire de J. CHIRAC (et aussi probablement ceux de MM. JUPPE, TOUBON et MOINARD) dépendent du bon vouloir de M. GUELLEH : le bon peuple français ne doit pas découvrir que le vrai commanditaire de l’assassinat du procureur BORREL est un dirigeant notable d’un des principaux partis politiques français, partis qui ont tous bénéficié du détournement de l’argent des assurés sociaux de LYON et d’autres caisses d’allocations.

     

    Me MAIER, avocat cité sur mon site internet (voir le chapitre consacré aux avocats), me lançait un reproche, presqu’une accusation : Vous n’avez pas laissé un échappatoire possible à la magistrature ...

    Dois-je me demander si les magistrats m’ont laissé un échappatoire ... comme un petit dédommagement amplement mérité ?

     

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur, mes salutations.

     

    Christian AMMEUX

    P.J. : photocopie de l’article du journal Libération

     

    Il est donc évident que la Chancellerie et la magistrature ouvrent un second feu dans le but de détourner l'attention des citoyens français des partis politiques mis en cause, notamment du ci-devant R.P.R. et de ses deux principaux dirigeants, à savoir CHIRAC et JUPPE.

     

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