Affaire  BORREL
"Dès le début de sa carrière, Bernard BORREL se heurte à des individus défaillants : ses supérieurs hiérarchiques."

 

 

 

                                              Le 25 novembre  2009

 

                                       LETTRE  OUVERTE     

 

  

                                       Madame Elisabeth BORREL

47 rue du chant du merle

                                       31400    TOULOUSE

 

  

 

Madame,

 

 

 

Dans la dernière note mise en ligne l'année dernière sur le site internet borrelkaput.com, je reproduisais quelques phrases de votre conférence du 2 avril 2008 prononcée à Toulouse :

 

… la prévôté avait fait une enquête en enlevant tout ce qui était contraire au suicide, notamment que Bernard était parti de Djibouti accompagné d’un français. Le français disparaissait de la procédure d’enquête.

 

De la même manière, l’argent avait disparu de la procédure de la prévôté. Ce n’est pas moi qui ai fait disparaître l’argent …

 

 

V

ous saviez que ces 50 000 francs étaient destinés à abonder les comptes de la société Forolog en liquidation pour rembourser les 55 624 francs que votre mari avait consenti à P. Ammeux pour la suborner.

 

Comme les représentants de l'état français vous demandaient de commettre un double délit (destruction de preuves et complicité de subornation), vous n'avez pas hésité à conserver ces 50 000 francs pour votre usage personnel. Autant magouiller jusqu'au bout !

 

Ensuite, par deux fois, vous rapportez que des personnes dignes de foi vous persuadent que vous ne connaîtrez jamais la vérité sur la mort de votre mari.

 

D'abord votre ancien collègue de l'E.N.M., un certain Echoppé, conseiller juridique de Jacques Chirac :

 

C'est promis, dit-il, dès que je sais, je t'informe, mais si c'est un assassinat, je crains que tu ne saches jamais rien.

                          (Page 89 du livre Un juge assassiné)

 

Puis une journaliste, Alexandrine Bouilhet, au téléphone, apparemment bien informée :

 

J'ai déjà eu des réactions à l'article … Un type de la DGSE … Il m'a dit ceci : " Vous direz à Mme Borrel qu'elle ne saura jamais rien."

                          (Page 96 du livre Un juge assassiné)

 

 

Et comme ce fut un assassinat, pourquoi se gêner ! Vous renvoyez la balle à vos collègues magistrats en les aiguillant sur des pistes farfelues et très exotiques, telles Aloumekani, Iftin, le mercure rouge et même IO Guelleh … puisque vos collègues magistrat(e)s sont d'accord pour ne pas regarder ni investiguer du côté des 50 000 francs que vous avez mis dans votre poche.

 

Si vous aviez eu l'honnêteté et le courage d'aller remettre à Me Laroppe les 50 000 francs pour rembourser la majeure partie de la subornation, ce délit de subornation aurait éclaté au grand jour et tout le monde aurait su que deux magistrats, votre mari et Charles Clerc-Renaud, avaient été assassinés afin que ne soit pas révélé le détournement de l'argent devant revenir aux assurés sociaux, détournement ourdi par la Cafal au profit des partis politiques.

 

Vous ne l'avez pas fait. Vos enfants apprécieront et l'opinion publique jugera.

 

 

U

ne fois de plus, votre livre Un juge assassiné sera le porte plume de votre subconscient. Vous ne pouvez pas vous empêcher d'écrire 11 ans plus tard et dès la troisième page de texte dudit livre :

 

Dès le début de sa carrière, il se heurte à des individus défaillants : ses supérieurs hiérarchiques. Des magistrats à la fois légitimistes car soucieux de leur carrière, et irrésistiblement attirés par la lumière dès l'instant que le dossier devient médiatique.

(Page 25 du livre Un juge assassiné)

 

Disons que, pour le moment, les attirés par la lumière se cachent tous.

 

Puisque vous nous y invitez, examinons la composition de sa hiérarchie dans la juridiction de Caen. Et même un peu plus loin, à Rouen, à la Chancellerie …

 

Dans l'histoire des assassinats de votre mari et de Charles Clerc-Renaud, deux périodes sont à distinguer :

- celle qui court du 18 novembre 1991 (dépôt initial de la plainte visant la Cafal) au 6 mai 1992 (jugement de liquidation judiciaire de la société Forolog) se prolongeant jusqu'à la subornation de P. Ammeux,

- celle qui court du 25 juin 1995 (changement d'attitude de votre mari qui commence à dévoiler le détournement de fonds publics ourdi par la Cafal) au 16 janvier 1996 (lettre de Bernard Perret m'annonçant que le bulletin n° 2 de mon casier judiciaire est de nouveau vierge de toute inscription).

 

Dans chacune de ces périodes, relevons les noms des membres de la hiérarchie judiciaire qui oeuvrent à Caen, à Lisieux et à Rouen.

 

Pour la première période; du 18 novembre 1991 au 6 mai 1992 :

 

S'agissant du parquet :

  • Jean Charretier, procureur général, à Caen,
  • Deux substituts généraux : Daniel Clouet et Eric Enquebecq, toujours à Caen,
  • Votre mari, Bernard Borrel, procureur à Lisieux,
  • Bernard Challe, procureur général à Rouen, arrivé à ce poste presque  par hasard (?) le 27 janvier 1992,
  • Bernard Perret, avocat général à Reims.

 

 

S'agissant des magistrats du siège :

  • Jean-Claude Chilou, premier président de la Cour d'Appel de Caen,
  • Alain Sadot, président du Tribunal de Grande Instance de Lisieux.

 

Avant de déposer ma plainte visant la Cafal, j'ai entrepris deux démarches importantes

 

1 – le 10 janvier 1991, je refuse de continuer le stratagème de la Cafal qui était de faire reverser  par la société Forolog 40 % du chiffre d'affaires qu'elle pourrait faire avec tout centre social. J'acceptais 10 %, ce qui représentait l'économie des frais dits "de démarche commerciale". A noter que trois jours plus tard, le 13 janvier 1991, le parquet général de Reims, sur proposition de l'avocat général Bernard Perret, avait déclaré nulles et non avenues les condamnations infligées dans la liquidation inique de la société Alésia Marine Ind.

 

2 – le 15 juin 1991, j'avais envoyé une lettre au procureur général de Lyon, J. Reygrobellet, (pièce n° 1) dénonçant le stratagème du détournement de fonds publics qui avait repris de plus belle avec MES logiciels, et de surcroît en les piratant. L'original de cette lettre fut remis à Marc Moinard, procureur de la République à Lyon, par son procureur général pour suite à donner et j'en ai envoyé une copie à Bernard Perret, avocat général à Reims.

 

 

C

'est dans ces circonstances que je prends connaissance, en septembre 1991, d'une circulaire diffamatoire, (pièce n° 2) signée le 24 juin précédent (en réponse à ma lettre du 15 juin citée ci-dessus) par un directeur de la Cafal, Richard Verney-Carron, me dénigrant et mettant en doute les compétences du personnel de la société Forolog.

 

Une plainte avec constitution de partie civile (pièce n° 3) visant la Cafal, intentionnellement mal formulée par l'avocate de la société (pour faciliter l'irrecevabilité) mais signée de ma main, est déposée sur le bureau de Sophie Barbaud, doyenne des juges d'instruction de Lisieux, le 18 novembre 1991. Avec copie, bien entendu, à l'avocat général Bernard Perret de Reims.

 

Normalement, à la suite d'une plainte, une décision est prise dans les 15 jours sur réquisition du procureur : non-lieu ou désignation d'un juge d'instruction.

 

En janvier 1992, deux mois plus tard, la plainte traîne toujours au fond d'un tiroir.

 

C'est alors qu'entre en scène le tandem Chilou-Sadot. Jean-Claude Chilou, le premier président de la Cour d'Appel de Caen, est en place depuis le 8 janvier 1981. Alain Sadot est à Lisieux depuis le 18 février 1985. C'est peu dire qu'ils se connaissent bien.

 

Ils organisent donc une seconde remise, entre les mains de la doyenne des juges d'instruction de Lisieux, de la plainte déposée initialement le 18 novembre 1991. Et ce, vers le 20 janvier 1992. Mais en falsifiant la date et la signature sur la dernière page de la plainte (pièce n° 4) car j'avais déjà demandé une nouvelle formulation de la plainte.

 

Et en présence d'une avocate rédactrice de la plainte et censée me représenter. Je dispose d'une lettre manuscrite de la jeune avocate (jeune à l'époque) que je compte confier à un journaliste notoirement connu qui s'est manifesté récemment … afin qu'il puisse interviewer ladite avocate qui a vieilli d'une vingtaine d'années.

 

Et là encore, nouveau retard à l'allumage : Sophie Barbaud n'envoie pas immédiatement un soit-communiqué à votre procureur de mari.

 

Sophie Barbaud que vous et votre mari aviez connue lors de votre passage à Lisieux ne rend une ordonnance de consignation que le 18 mars 1992. Encore deux mois de retard pour moi et/ou deux mois de gagner pour les magistrats.

 

Pourquoi ne pas avoir demandé la consignation à verser dès le 21 janvier 1992, le lendemain du second dépôt de la plainte ?

 

Elle a tout simplement attendu, avec la bénédiction du tandem Chilou-Sadot, que je sois contraint de déposer le bilan de la société Forolog parce que Bernard Challe, le tout nouveau procureur général de Rouen, et Gérard Romedenne, le président directeur général de la banque CIN, ont eu un mois de retard à l'allumage.

 

La contrainte au dépôt de bilan avait été programmée pour le début du mois de février 1992, à la date du 5 dudit mois, quantième du mois à laquelle sont remis aux salariés le bulletin de paie et le chèque afférent.

 

Mais Bernard Challe n'a débarqué à Rouen que le 27 janvier 1992. Il ne pouvait pas décemment se précipiter dans le bureau de Gérard Romedenne dès le lendemain de son arrivée à Rouen pour demander d'assécher la trésorerie de la société Forolog par le gel de la procédure Dailly … et surtout lui expliquer la raison de cette demande abracadabrante(sque).

 

Tout est donc en place à la fin du mois de février. Les employés ne peuvent pas encaisser leur chèque de paiement des salaires émis le 5 mars 1992. Et le 14 mars 1992, je suis contraint de déposer le bilan de la société Forolog.

 

Puis, dès que je suis remplacé par un administrateur judiciaire d'Argentan, tout s'enchaîne :

- le 18 mars 1992 : l'ordonnance de consignation rendue par Sophie Barbaud,

- le 27 mars 1992 : le chèque de 1000 francs est encaissé pat la régie du tribunal,

- le 2 avril 1992 : S. Barbaud adresse un soit-communiqué à votre mari,

- le 9 avril 1992 : votre mari rend ses réquisitions déclarant irrecevable la plainte visant la Cafal (pièce n° 3), que j'ai déposée initialement le 18 novembre 1991.

 

Votre mari a vu les falsifications de la dernière page mais il n'a pas moufté.

 

Votre mari aurait pu requalifier les faits puisqu'il avait sous les yeux non seulement la plainte visant la Cafal (avec de grossières falsifications), mais aussi la lettre du 15 juin 1991 adressée au parquet général de Lyon (pièce n° 1). Mais il a laissé courir se contentant de statuer sur une plainte volontairement mal formulée.

 

Voilà pour la bravoure du tandem Chilou-Sadot. De la belle ouvrage de sabotage qui sera à l'origine de l'assassinat de votre mari et de votre ami Charles Clerc-Renaud.

 

Et pour clore momentanément cette petite péripétie dans la vaste affaire FOROLOG-CAFAL-CIN/CIC-AMMEUX-BORREL, Alain Sadot se rapprochera encore un peu plus de son président Chilou le 18 juin 1993, date à laquelle il prendra ses fonctions de conseiller près la Cour d'Appel de Caen. Vous avez probablement assisté au pot de départ auquel il a convié votre mari … accompagné de son épouse.

 

Et les parquets généraux dans tout cela ? J'ai écrit sur le présent site internet que votre mari a été circonvenu par un quarteron de magistrats.

  

Nous avons examiné le tandem Chilou-Sadot. Penchons nous sue les actions plus que déterminantes du parquet général de Rouen et sur les tentatives des parquets généraux de Caen et de Reims de remettre dans le droit chemin votre procureur de mari.

 

Commençons par celui de Rouen.

 

 

J

e ne me suis rendu compte que le lundi 9 mars 1992 que la banque CIN avait tari ma trésorerie car les employés me disaient que les chèques émis pour le paiement des salaires n'avaient pas été honorés. Le directeur de l'agence CIN de Cabourg me proposa un rendez vous avec son directeur régional à Caen pour le lendemain soir.

 

C'est ainsi que je suis reçu le mardi 10 mars 1992 à 17 heures à Caen par M. Raynaud, directeur régional de la banque CIN, et M. Joubert, le chef de l'agence de Cabourg de la même banque.

 

Plutôt que m'adresser des reproches ou encore me présenter des excuses, ils sont hilares et me déclarent n'avoir rien à me reprocher … mais qu'ils ne faisaient qu'exécuter des ordres venant de leur siège de Rouen.

 

Avec le recul, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la direction générale  de la banque CIN avait été contactée par le tout nouveau procureur général, Bernard Challe, pour me faire déposer le bilan de la société Forolog, et in fine me dessaisir de tout pouvoir de gestion, tel celui de demander une nouvelle rédaction de la plainte visant la Cafal.

 

Notons pour l'instant, et nous y reviendrons dans la prochaine lettre ouverte que je vous adresserai, que Bernard Challe me connaît depuis 1985 et qu'en cette dite année, il avait pris un râteau monumental dans la figure.

 

J'en étais la cause et ceux qui avaient posé le râteau appartenaient au parquet général de Reims où officiait Bernard Perret.

 

Mais cela, votre mari ne pouvait pas le savoir ni même le subodorer.

 

 

P

assons maintenant aux parquets généraux de Caen et de Reims. Le procureur général de Caen, Jean Charretier, connaît de longue date l'avocat général de Reims, Bernard Perret, pour s'être côtoyés quand le premier nommé était substitut général puis procureur à Nancy tandis que le second était substitut à Briey.

 

Si bien que lorsque B. Perret a reçu la copie de ma lettre du 15 juin 1991 (pièce n° 1), il attira immédiatement l'attention de J. Charretier sur le comportement suspect des magistrats de Lyon en premier lieu. Puis, il revint à la charge auprès du procureur général de Caen, quand il reçut la copie de ma plainte visant la Cafal à la fin du mois de novembre 1991 (pièce n° 3).

 

Jean Charretier humant que cette affaire sentait le roussi, et comme il devait quitter le parquet général de Caen en juillet 1992, s'empressa de confier le suivi de cette affaire à Daniel Clouet, un de ses substituts généraux, afin de ne pas mettre ses mains dans le cambouis d'une affaire qui promettait d'être nauséabonde.

 

Mieux encore : les trois magistrats, Charretier, Clouet et Perret, allaient tenter de remettre sur le droit chemin votre procureur de mari. 

 

Ils lui firent comprendre que ses réquisitions aux fins, de déclarer irrecevable ma plainte visant la Cafal permettaient de faire perdurer, via l'AIGCS (association dépendant de la Cafal), un stratagème permettant le détournement de fonds publics au profit de partis politiques.

 

Votre mari se rendant compte qu'il était embarqué sur une mauvaise pente, exigea la liquidation judiciaire immédiate de la société CM DIS (voir pièce n° 1) qui pirataient MES logiciels permettant ledit détournement.

 

Cette liquidation judiciaire de la société lyonnaise CM DIS le 29 avril 1992, société créée avec la bienveillance délictueuse de Marc Moinard en mars 1991, mit définitivement fin au stratagème permettant le détournement de fonds.

 

Mais votre mari n'entreprit aucune action pour remettre en fonctionnement la société Forolog sous ma direction. Charles Clerc-Renaud tentera de le faire en septembre 1995 quelques jours avant son assassinat.

 

 

Si on se place du côté de votre mari : Bernard Challe et Jean-Claude Chilou ont circonvenu votre mari pour neutraliser une plainte visant la Cafal, et ce fut réussi en six mois, de novembre 1991 et mai 1992.

 

Si on se place de mon point de vue : le premier essaie de passer des jours tranquilles à la HALDE. Le second s'acharne encore contre moi depuis le fin fond de la Cour d'Appel de Douai et n'hésite même pas à me faire agresser sur le territoire de sa juridiction … en présence d'une personne assermentée.

 

 

Cette présente lettre est émaillée de noms, de fonctions, de dates précises, de documents visés par un greffier en chef de cour d'appel … pour prouver que votre mari a été manipulé en France et qu'il est inutile de suivre vos hypothèses exotiques.

 

Vous connaissez ces noms, ces dates, ces documents … cités depuis plusieurs années sur le site internet borrelkaput.com. Pour vous, il ne s'agit que d'un rappel.

 

Au-delà de vous, je vise Sophie Clément, juge d'instruction, pour lui offrir de nouvelles pistes d'investigation avant que la fonction qu'elle occupe ne disparaisse. Vous pouvez peut-être lui en toucher deux mots.

 

Dans la prochaine lettre ouverte, nous examinerons les exploits de Bernard Challe et de Jean-Claude Chilou durant les quatre mois qui ont précédé les assassinats de votre mari et de Charles Clerc-Renaud.

 

N'avez-vous pas confié à votre livre :

 

Accompagnée d'Hugues Berbain [substitut du procureur à Lisieux du 19/12/90  au 13/10/93] ancien substitut de Bernard et de mon frère, j'ai rencontré peu après mon retour Benoît Meslin.

 

Benoît Meslin est un camarade de promotion de Bernard qui travaille aux services judiciaires du ministère, venu nous rendre visite avec sa femme lorsque nous vivions en Ardèche.

 

Bernard avait tenté de joindre Benoît Meslin à plusieurs reprises, en vain, quelques semaines avant de mourir.

                          (Pages 64 et 65 du livre Un juge assassiné)

 

Vous saviez et savez toujours qui votre mari souhaitait contacter à la Chancellerie avec le concours de Benoît Meslin. Pas moins que deux chefs de service avec qui il avait été en relation en 1991 et 1992 et qui ne voulaient plus le voir en 1995.

 

Pourquoi ?

 

Poser ainsi la question et y répondre doit nous mener aux commanditaires des assassinats de votre mari et de votre ami Charles Clerc-Renaud.

 

Peut on espérer que vous aborderez cette question dans votre exposé Le rôle du parquet dans l'affaire Borrel prévu le 4 décembre prochain lors de l'assemblée générale de votre comité de soutien ?

 

 

 

 

 

Christian AMMEUX