Le pote-procureur BORREL et le pote-colonel SARTRE

 

                                                       Le 6 août 2007
                                                       LETTRE OUVERTE

                                                       Madame Elisabeth BORREL
                                                       47 rue du chant du merle
                                                       31400 TOULOUSE

 

 

Madame,

 

Qui est Patrice SARTRE ?

Selon les principaux intervenants de votre livre :

Colonel Patrice SARTRE, Chef d’état-major des Armées à Djibouti en 1995
(page 17 du livre Un juge assassiné)

Le colonel qui fut le chef de la zone Sud de l’opération " turquoise " au Rwanda est assurément un homme qui a la tête sur les épaules et à qui on ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes.

On le voit resurgir quelques pages plus loin :

Je le [mon mari] vois quitter la maison comme on part en mission en compagnie du colonel Sartre, l’adjoint du commandant de la base ...
Et mon mari déguerpit ...
(page 43 du livre Un juge assassiné)

Et quand votre mari revient le soir venu, il vous déclare de façon abrupte :

- Tu ne peux pas comprendre, les soldats ont des besoins ... Il fallait qu’on trouve une solution.
Je ne dis rien, c’est inutile, même si je me demande pourquoi Bernard a été un de ceux qui ont survenu à leurs " besoins " !
(page 43 du livre Un juge assassiné)

Ce passage révèle que votre mari avait des liens personnels très forts avec le colonel Sartre. C’était plus qu’un copain, peut-être pas encore un ami ... mais un pote à qui on ose se confier quand il y a un coup dur. Dans un sens comme dans l’autre.

Pour les BMC ou leurs institutions de substitution, le colonel Sartre a appelé le pote-procureur Borrel à la rescousse ... et non pas l’homologue de votre mari conseiller auprès de la présidence de la République de Djibouti.

Pour les ennuis d’octobre 1995, quand les deux chefs de service de la Chancellerie ne voulaient pas prendre votre mari au téléphone, celui-ci s’en est ouvert au pote-colonel Sartre pour lui expliquer le pataquès (dans lequel il s’est fourvoyé) de la dissimulation d’un détournement de fonds publics au profit des partis politiques et l’intervention d’un avocat général qui lui reprochait d’avoir laissé se produire la liquidation judiciaire d’une société créée pour venir en aide à une femme atteinte de sclérose en plaques.

 

Et voilà pourquoi, le colonel Sartre a tenu à vous rencontrer dans un hôtel parisien le 19 octobre 2000, hors la présence d’un magistrat, pour vous donner son sentiment sur les mobiles de l’assassinat de votre mari :

Et je me remémore sans peine, dans le fil quelque peu complexe d’une conversation confuse, sa conviction que l’assassinat de mon mari pourrait être à chercher du côté du " financement politique ".
(page 181 du livre Un juge assassiné)

Une conviction, c’est tout sauf une approximation, tout sauf une vague idée, tout sauf une élucubration sans fondement ... Vous utilisez cette formulation et, en tant que magistrate, vous connaissez le poids du mot " conviction ".

Et vous remettez cela à la page suivante :

Comment dès lors, ne pas douter de l’utilité du témoignage de cet officier supérieur forgeant sa conviction sur une " ambiance générale " ?
(page 182 du livre Un juge assassiné)

P. Sartre s’est forgé sa conviction, non pas seulement sur les dires précis de votre mari, mais aussi et certainement sur un document irréfutable que lui a présenté votre mari.

 

Les procureurs ne quittent pas le parquet dont ils ont la charge en emmenant sous le bras tous les dossiers qu’ils gèrent. Ils les laissent bien en ordre avec éventuellement une dernière décision importante que ne peut pas prendre celui qui lui succédera.

Et quelquefois dans la précipitation du départ pour des cieux exotiques, le procureur signe un réquisitoire introductif pour un délit imaginaire afin qu’une affaire commerciale soit transférée au pénal !

Ce fut le cas, le 14 février 1994, pour le dossier Forolog/Cafal/Ammeux. Il m’habilla pour l’hiver en signant un réquisitoire introductif pour un prétendu détournement d’actif ... alors qu’il avait :
- laissé dilapider un stock de matériel et de mobilier évalué en valeur d’achat à 855 834 francs, soit en valeur de vente au moins 1,2 million de francs,
- laissé en déshérence 18 commandes en cours d’exécution dans les centres AFPA pour une somme à facturer de 4 millions de francs,
- abandonné des codes sources de trois logiciels valorisés, selon l’expert comptable de la société, 1 917 000 francs ...

Tout cela pour m’empêcher de poursuivre la Cafal qui utilisait délictueusement mes logiciels afin de détourner l’argent collecté pour les assurés sociaux et le distribuer aux partis politiques !

Comme votre mari avait un peu de bon sens, il avait demandé une consigne écrite à un des magistrats du quarteron qui l’a circonvenu en janvier 1992, consigne qui était d’étouffer la plainte visant la Cafal. Comme il l’avait demandé en une autre circonstance bien moins grave, pour retirer un portique détecteur de métaux :

" Pas de problème lui répondait-il, vous allez me faire part de cet ordre par écrit et je ferai retirer le portique. "
(page 26 du livre Un juge assassiné)

Bernard Borrel a donc conservé cette consigne écrite et il l’a montrée à P. Sartre : il avait été contraint de faire capoter une plainte visant la Cafal, et de laisser se produire une liquidation judiciaire afin d’empêcher le gérant destitué, moi en l’occurrence, de reprendre les poursuites contre cet établissement public ... avec la conséquence inéluctable qu’aurait été la révélation à l’opinion française d’un détournement de fonds publics particulièrement odieux commis au profit des partis politiques ... et au détriment des assurés sociaux.

C’était aussi ce document, signé par l’un d’eux, que votre mari voulait rappeler aux deux chefs de service de la Chancellerie lors de son passage qu’il avait programmé pour le mois de décembre 1995.

Le chef de l’Etat et son chef de cabinet à l’Elysée ne lui en ont pas laissé le temps.

Ce qui suit est donc la description de la manière dont votre mari a été circonvenu et l’identification de ceux qui l’ont circonvenu.

Afin que personne ne puisse me taxer de délire paranoïaque, je précise que tous les faits rapportés sont corroborés par :
- des lettres reçues de magistrats,
- par des lettres que j’ai expédiées à des magistrats sous forme recommandée,
- par des extraits de registre de commerce ou d’annuaire de la magistrature,
- par des inventaires et des documents comptables ...

 

Comment et par quelles voies est-on arrivé du refus d’instruire ma plainte visant la Cafal selon les instructions précises que j’avais données à l’avocate de la société en septembre 1991 à la conversation de votre mari avec le pote-colonel Sartre en septembre 1995 ?

Quel était le problème judiciaire ? Etouffer une plainte contre un organisme public et concomitamment empêcher la partie civile de formuler différemment cette plainte si une ordonnance d’irrecevabilité était rendue.

Votre mari a accepté de prêter son concours, en tant que procureur de la République, pour mettre en oeuvre un stratagème destiné :
- à rendre inopérante une plainte volontairement et intentionnellement mal formulée par l’avocate de la société,
- et en même temps me dessaisir de toutes mes prérogatives de gérant (au minimum par un redressement judiciaire) afin que je ne puisse pas formuler différemment la plainte sabotée par l’avocate.

Certes, Bernard Borrel a prêté son concours mais ajoutons une circonstance atténuante : il a été circonvenu, pour ce faire, par un groupe de quatre magistrats.

 

Qui sont-ils ?

Je les nomme selon l’importance de leur rôle de PG1 à PG4 :

-PG1-XXX dont je ne dévoile pas de suite l’identité : je lui ai adressé récemment deux lettres personnelles confidentielles envoyées à son domicile et rédigées sur un disque dur sécurisé ne contenant pas le protocole internet, donc impossible à pirater; nous sommes donc les seuls à en connaître la teneur,

- PG2-MOINARD, procureur de la République à Lyon qui, notamment, laissa se constituer la société illicite CM DIS, succédant délictueusement à la société INDIS, qui organisait avec la Cafal le détournement de fonds publics,

- PG3-CLOUET, alors en 1992 substitut général près la cour d’appel de Caen, que vous et votre mari côtoyaient fréquemment,

- PG4-REYGROBELLET, procureur général à Lyon qui transmit ma lettre à lui adressée le 15 juin 1991 à son procureur de la République Marc Moinard qui avait déjà commis le délit de laisser se constituer la société illicite CM DIS, en mars 1991.

Pour ne pas allonger cette lettre, vous trouverez un commentaire circonstancié sur ce quarteron de magistrats sur le site internet borrelkaput.com.

Quels furent leurs rôles pour circonvenir votre mari de septembre 1991 à mai 1992, soit sur une période de neuf mois pour examiner une plainte, ce qui aurait dû prendre normalement 15 jours ?

 

Première bizarrerie, et elle a son importance, ma plainte visant la Cafal, très probablement rédigée selon mes instructions, ne sera pas déposée sur le bureau du doyen des juges d’instruction de Lisieux que votre mari connaissait bien, Mme Barbaud.

Votre mari l’aurait sans doute (?) traitée avec sa rigueur de magistrat, major de promotion : enquête en bonne et due forme pour confirmer les délits, réquisitoire pour la mise en examen de la Cafal et du sous-directeur signataire de la circulaire diffamatoire, Richard Verney-Carron ... etc ...

Las ! Cette plainte fut déposée devant le doyen des juges d’instruction de Caen et le procureur de la République en référa immédiatement à son procureur général, Jean Charretier.

Une plainte visant un établissement public telle une caisse d’allocations familiales qui se comporte comme un vulgaire voleur, qui diffame un chef d’entreprise, est une plainte qui sort de l’ordinaire. Et de surcroît, le parquet général de Reims a été avisé en juin 1991 que ces délits se doublaient d’un détournement de fonds publics.

Les deux procureurs généraux, Reygrobellet de Lyon et Charretier de Caen, estiment qu’il est impensable de laisser prospérer une telle plainte sans subir les vertes remontrances de la Chancellerie.

Deux solutions pour cela :
1 - tout remettre dans le droit chemin à Lyon tant à la CAFAL qu’au tribunal de commerce, en missionnant PG2-Moinard pour ce faire,
2 - ou concevoir un stratagème pour étouffer la plainte en neutralisant le gérant si ils veulent plaire aux partis politiques ...

PG4-Reygrobellet remit donc en selle PG2-Moinard qui avait déjà eu l’insigne maladresse de laisser se constituer une société totalement illicite. Il était logique qu’il mette fin au pataquès ou qu’il en soit pleinement responsable.

J. Charretier, qui pense plus à sa retraite toute proche qu’à se noircir les mains dans un détournement de fonds publics au profit de partis politiques, confie ce dossier empoisonnant à un de ses substituts généraux. Ce sera Daniel Clouet, alias PG3-Clouet.

Votre mari ne sait encore rien de cette plainte.

 

Première démarche de PG3-Clouet : demander à l’avocate de la société d’édulcorer le texte de la plainte et de réduire les délits à de simples injures envers ma personne, sans parler de vol, de piratage, de concurrence déloyale, de diffamation ...

L’avocate s’exécute et me soumet à la signature cette plainte édulcorée. Comme il est évident que nous allons vers une irrecevabilité avec ce texte débile, je lui demande de préparer un autre texte exposant les délits cités ci-dessus.

L’avocate retourne voir PG3-Clouet et lui annonce ma détermination. Il est alors décidé que pour m’empêcher de réagir à cette irrecevabilité inévitable, il faut me neutraliser en me dessaisissant de mes prérogatives de gérant

La direction régionale, M. Raynaud, et l’agence de Cabourg, M. Joubert, de la banque CIN sont discrètement approchées pour évaluer une possible fragilité économique de la société Forolog.

Rien n’est envisageable du côté des banquiers qui se montrent fermes. La société est bien gérée. Elle développe un marche informatique important au sein de l’AFPA. Ce marché a été attribué en compensation d’une erreur judiciaire commise à mon encontre dans les Ardennes. PG3-Clouet apprend à cette occasion que je dispose du soutien du parquet général de Reims.

En effet, j’ai indiqué à mon banquier le rôle joué par M. Perret, substitut général à Reims. Et j’ai sollicité l’avis des services juridiques de la banque concernant les délits commis par la Cafal, délits qui entravent notre développement.

PG3-Clouet n’a donc aucune solution locale. Il contacte à nouveau PG2-Moinard pour lui annoncer que la situation est sans issue pour la Cafal. C’est donc à Marc Moinard de présenter une solution alors que l’affaire traîne déjà depuis plus de trois mois.

 

Cette affaire aurait encore pu se terminer rapidement en décembre 1991 si PG2-Moinard avait alors ordonné à la société CM DIS de se dissoudre et ordonné en même temps à la Cafal de travailler avec la société Forolog pour acheter légalement les logiciels utiles à la gestion des centres sociaux ... sans avoir à rétrocéder 40% du chiffre d’affaires aux partis politiques.

Mais PG2-Moinard s’obstine à faire perdurer ce détournement de fonds publics pour complaire aux partis politiques et à leurs dirigeants. Nous sommes en décembre 1991. Marc Moinard a quitté Lyon pour Bobigny, mais aucun magistrat lyonnais ne veut se substituer à lui dans cette affaire tordue de financement politique qu’il couvre depuis mars 1991.

PG2-Moinard va donc tenter d’obtenir ma destitution de gérant en contournant l’obstacle local (Caen et Cabourg) et en s’adressant directement à la direction générale de la banque (Rouen) par le biais de relations.

Il faut savoir que le conseil d’administration de la banque CIN est dominé par des membres appartenant au groupe CIC. Et si nécessaire, les contacts s’établissent très facilement entre les dirigeants des banques, les fonctionnaires, les magistrats et les hommes politiques.

Le résultat est que la direction générale de la banque CIN à Rouen a accepté le principe de ma neutralisation par la contrainte au dépôt de bilan, moyennant bien entendu quelques dédommagements en numéraires et d’autres avantages pour compenser les 9 millions de francs de perte si le redressement judiciaire se prolongeait malencontreusement par un jugement de liquidation judiciaire.

Nous sommes arrivés en décembre 1991 et votre mari ne sait toujours rien.

 

Surgit alors apparemment de nulle part PG1-XXX, à la fin du mois de janvier 1992, dans une position géographique et hiérarchique lui permettant :
- d’entretenir toutes relations utiles avec la direction de la banque CIN,
- et en même temps avoir la possibilité de rencontrer le procureur de la République de Lisieux, votre mari, en compagnie de PG3-Clouet.

Je n’apprendrai son passage à ce poste stratégique, pour une courte pige d’un an, que vers la fin de l’année 2003, mais nous nous connaissons indirectement depuis le début de l’année 1988.

Au mois de mai 1988, à l’occasion d’un dossier me concernant, PG1-XXX a appris que circulait une note des renseignements généraux sur mon compte. Le substitut général Bernard Perret de Reims a très vite compris, dès 1987, que cette note au contenu odieux n’avait aucun fondement. Mais non PG1-XXX ...

Après cette toute petite pige d’un an, PG1-XXX aura les honneurs d’un prestigieux poste de chef de service à la Chancellerie. Le président du CSM a su se montrer généreux au début de l’année 1993.

Quel acte de bravoure avait accomplit en l’espace d’un an le magistrat PG1-XXX pour mériter une telle reconnaissance ?

Au moins un : celui d’avoir épargné aux partis politiques et à leurs dirigeants d’être pris la main dans le sac en train de voler l’argent devant revenir aux assurés sociaux les plus pauvres de la nation française.

 

Dès la fin du mois de janvier 1992, le président de la banque CIN est circonvenu par PG1-XXX après une action préparatoire menée conjointement par PG2-Moinard, la direction de la CAFAL et la famille Verney-Carron.

L’état est en péril et il faut d’urgence dissimuler le détournement de fonds publics. Après des entretiens avec PG1-XXX, le président de la banque CIN donne les instructions à son personnel du Calvados de provoquer un état de cassation des paiements de la société Forolog pour me contraindre au dépôt de bilan. Ce ne sera pas en février, car nous sommes à la fin du mois de janvier et il faut encore prévenir votre mari. Ce sera donc en mars 1992.

Votre mari ne sait toujours rien en cette fin du mois de janvier 1992.

 

Sitôt l’accord de principe obtenu de la banque, il reste à transmettre le dossier du parquet général de Caen vers le parquet de Lisieux.

PG3-Clouet et PG1-XXX vont devoir unir leurs efforts pour convaincre votre mari. La partie n’est pas gagnée d’avance car vous soulignez à maintes reprises dans votre livre que Bernard Borrel est un magistrat intègre à l’échine raide ne se contentant pas d’étudier superficiellement les dossiers.

Il travaillera tous les dimanches à la maison ... Il ne lâche aucun dossier ... Il est furieux d’avoir été obligé de classer le dossier, laissant ce soin au procureur.
(page 26 et 27 du livre Un juge assassiné)

Et que va-t-on soumettre à votre mari ?
- une plainte adressée au doyen des juges d’instruction de Caen et non de Lisieux,
- avec une date grossièrement maquillée de 18/11/91 en 18/01/92,
- avec une signature illisible,
- accompagnée d’une lettre manuscrite prétendument rédigée par l’avocate qui signe comme une écolière : Maître V....M....
- énonçant un grief futile d’injures alors que les deux documents accompagnant la plainte (circulaire diffamatoire du 24/06/91 et lettre au procureur général de Lyon du 15/06/91) font état de vol de logiciels, de société illicite, de concurrence déloyale, de diffamation ...

Si PG3-Clouet avait été seul devant votre mari, il repassait la porte de son bureau avec sa plainte et l’avocate qui l’accompagnait. Déjà, l’avocate n’aurait pas osé lui proposer un tel torchon. Et je suppose que la personnalité de votre mari aurait fait voler en éclat le substitut général Clouet car ledit Clouet n’est pas resté, en ma présence, plus de 45 secondes quand il a voulu me faire comparaître devant lui après qu’il eut été nommé président d’une chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Caen (voir cette passe d’armes sur le site internet borrelkaput.com).

Mais PG1-XXX s’était invité à la réunion.

La présence de PG1-XXX dans ses nouvelles fonctions prend tout son sel. Le soutien que m’accorde Bernard Perret n’est pas un mystère et PG1-XXX est le seul magistrat susceptible de tenir tête au substitut général de Reims.

En effet si PG1-XXX est nommé à un rang supérieur à celui de substitut général, ce qui sera le cas, il jouira d’une autorité morale - morale, au sens professionnel, n’est pas le terme qui convient - afin de pouvoir faire état de la note infamante des renseignements généraux. De surcroît, il pourra dire à votre mari qu’il me connaît et qu’un tribunal de commerce m’a déjà condamné, en 1981, dans le cadre d’une liquidation judiciaire pour faillite prétendument frauduleuse.

La présence de PG1-XXX et la note des R.G. sur ma personne présentée conjointement par PG1 et PG3 ont fortement influencé votre mari mais certainement pas au point d’oublier de prendre la précaution élémentaire de solliciter une note de couverture quand la situation lui paraissait bizarre.

" Pas de problème lui répondait-il, vous allez me faire part de cet ordre par écrit et je ferai retirer le portique. "
(page 26 du livre Un juge assassiné)

Et la situation lui semblait effectivement bizarre car PG1-XXX et PG3-Clouet lui demandaient expressément de ne pas requalifier (comme l’article 40 et les suivants du Code de Procédure Pénale lui en donne la possibilité) l’inepte grief d’injure malgré la présence dans le dossier de deux documents accablants pour la Cafal ...

Cette note de couverture me semble être un document bien plus compromettant qu’une liste de produits fissiles et à elle seule justifiait les efforts de la prévôté pour retrouver sa trace et vous la subtiliser.

Jean-Claude Sapkas, se montrant plus compatissant ... inquiet ... me demanda de rechercher un document que Bernard aurait dû avoir et qui pourrait " être compromettant " pour certains français ...
(page 26 et 27 du livre Un juge assassiné)

Le quarteron de magistrats avaient réussi à circonvenir votre mari : je devais être neutralisé, quels qu’en soient le prix et les délits à commettre, pour que ne soit pas révélé l’odieux détournement de fonds publics.

 

Les chèques de salaire furent donc rejetés au début du mois de mars 1992, tout en gelant la procédure Dailly d’escompte des factures.

Je fus donc contraint d’annoncer le dépôt le bilan de la société Forolog le 18 mars à mon avocate. Celle-ci prévint le jour même PG3-Clouet. Bernard Borrel aussitôt averti donna les instructions à Mme Barbaud pour envoyer l’ordonnance de taxation. Et j’ai accusé réception de cette ordonnance le samedi 20 mars 1992.

Tout était minuté autour de ma démarche de dépôt de bilan. La succession des dates et leur concordance sont tout sauf le fait du hasard.

Votre mari put rendre en toute tranquillité ses réquisitions aux fins que soit rendu une ordonnance d’irrecevabilité, en moins de huit jours, le 9 avril 1992.

 

En ce milieu du mois d’avril 1992, survint un gros grain de sable dans le mécanisme mis en place par votre mari et le quarteron de magistrats.

Fin mars et début avril 1992, Bernard Perret, le substitut général de Reims, m’accueillit plusieurs fois au téléphone. Je lui exposais la conduite malveillante de la banque et la décision de l’AFPA de suspendre les relations commerciales. Tout en lui signalant les 1 000 francs de consignation réclamés par le parquet de Lisieux pour poursuivre la plainte déposée contre la Cafal.

Cela lui rappela le courrier du 15 juin 1991 adressé au procureur général de Lyon dont il avait reçu une copie. Il téléphona donc au procureur de la République de Lisieux, votre mari, pour demander le sort réservé à ma plainte sachant que mon courrier du 15/06/91 contenait une allusion très nette au piratage de mes logiciels et à leur utilisation aux fins de commettre un détournement de fonds publics.

Ils avaient tous les deux le même courrier sous les yeux.

La discussion dégénéra quand il fut question de dissimuler ou non le détournement de fonds publics.

Bernard Borrel lui fit remarquer qu’une note des R.G. qui lui avait été montrée me donnait une bien sinistre réputation et que je n’étais pas en droit d’accuser la Cafal et de porter atteinte à l’honneur des dirigeants politiques.

Bernard Perret lui rétorqua que cette note des R.G. était sans fondement car si elle avait contenu quelques vérités me discréditant, je n’aurais même pas été admis, au cours de mon passage à l’armée, à l’E.A.A. (Ecole d’Application de l’Artillerie) de Châlons-sur-Marne qui formait les officiers de cette arme, et encore moins d’en sortir major de promotion.

Sans faire revenir en arrière votre mari, cette réflexion l’ébranla néanmoins. Il exigea la liquidation judiciaire de la société CM DIS qui permettait le détournement de fonds. Mais il protégea contre l’avis de Bernard Perret les partis politiques et leurs dirigeants qui avaient bénéficié de l’argent détourné.

Les conséquences de cette liquidation judiciaire de la société CM DIS seront très graves pour la suite des événements car votre mari venait de se mettre à dos :
- PG2-Moinard pour avoir détruit la société CM DIS dont il avait autorisé la création aux fins de commettre le délit de détournement de fonds publics, pour plaire aux dirigeants politiques,
- les dirigeants politiques qu’il sanctionnait directement en les frappant au porte-monnaie : il ne pouvait plus rester à la tête d’un parquet après cet acte d’insubor-dination,
- Bernard Perret vexé à jamais car non seulement votre mari avait détruit une société à laquelle il avait apporté son soutien en favorisant la pénétration dans le marché informatique de AFPA, mais il avait méprisé l’avis de ce substitut général concernant le caractère monstrueux de la note des R.G. Cette note reviendra sur le tapis en octobre 1995.

Votre mari dut se dire qu’il avait eu raison de solliciter cette note de couverture après l’apparition musclée du substitut général Bernard Perret ... qui n’était pas prévue dans le scénario.

Le pataquès est donc consommé :
- le 29/04/92 par la liquidation judiciaire de la société CM DIS à Lyon,
- le 06/05/92 par la liquidation judiciaire de la société Forolog à Honfleur,
- le 19/05/92 par l’ordonnance d’irrecevabilité rendue par Mme Barbaud selon les réquisitions de votre mari.

Est-ce que votre mari avait conscience, en mai 1992, d’avoir été circonvenu par un quarteron de magistrats ?

Certainement ! Mais dans son esprit, il avait empêché l’apparition d’un grave désordre public préjudiciable à quelques dirigeants politiques. Il contribuait donc à faire régner l’ordre républicain. Ce qui était sa mission première.

 

Comment ne pas rappeler la déclaration de votre camarade de promotion, Olivier Echappé, quand vous prenez congé de lui à l’Elysée, le 25 octobre 1996 ;

C’est promis, dès que je sais (qui devait rencontrer Bernard au sommet de l’Etat) je t’informe, mais si c’est un assassinat je crains que tu ne saches jamais rien.
(page 89 du livre Un juge assassiné)

Grâce à vos démarches, la France entière sait qu’il s’agit d’un assassinat. Et vous essayez de trouver les sbires qui ont fracassé le crâne de votre mari.

Le " je crains que tu ne saches jamais rien " prend toute sa valeur. Tous les juges d’instruction ont regardé dans la mauvaise direction, même la juge actuelle. La chape de plomb est donc en place.

L’ordre d’assassiner votre mari est parti de France, et de l’Elysée plus précisément. La désinvolture du chef de l’Etat à votre égard devrait vous ouvrir les yeux définitivement sur ce personnage, et plus que vous ne le faites :

La désinvolture avec laquelle le chef de l’Etat m’a répondu est monstrueuse alors que c’est un magistrat travaillant pour la France qui a été assassiné.
(page 207 du livre Un juge assassiné)

Et vous constatez dans les lignes suivantes que le trois membres du CSM entonnent le même refrain que votre camarade Echappé :

De toute façon, si c’est un assassinat, vous ne saurez rien. Cinq ans après, il faut vous faire une raison.
(page 207 du livre Un juge assassiné)

 

Aucun magistrat français jusqu’à ce jour ne veut trouver les commanditaires. Il est vrai que vous les incitez à regarder vers I.O. Guelleh, dans la mauvaise direction.

Et cela s’explique : s’ils suivaient la conviction du général Sartre (il a troqué depuis lors ses ficelles pour des étoiles), ils devraient examiner pourquoi votre mari n’a pas reformulé la plainte que j’avais déposée visant la Cafal : elle n’évoquait car intentionnellement mal rédigée que des injures, alors qu’il s’agissait d’un détournement de fonds publics et probablement le plus odieux qui n’ait jamais été commis.

Et dans ce cas, en suivant le général Sartre, les juges d’instruction aboutiraient sur le quarteron de magistrats.

Ce ne sont ni IOG ni un magistrat djiboutien qui sont venus à Lisieux au début de l’année 1992 pour demander au procureur Borrel de rédiger des réquisitions, le 9 avril, permettant de conclure à l’irrecevabilité de ma plainte.

C’est bien le quarteron de magistrats qui lui a demandé en outre de ne pas reformuler la plainte mal rédigée à la demande de PG3-Clouet ... mais avec une note de couverture qu’il va réclamer pour justifier un tel laxisme.

Et étant donné que trois magistrats du quarteron sont toujours en exercice, dont un de premier plan : PG2-Moinard qui n’est autre que le secrétaire général de la Chancellerie, les juges d’instruction n’ont pas du tout envie d’examiner ce qu’ils ont fait depuis mars 1991. Et d’examiner cette petite partie de l’ensemble des faits que je viens de vous exposer.

Vous avez donc une seconde raison pour laquelle vous ne saurez jamais rien.

J’espère simplement vous aider à débloquer la situation. Ce n’est pas désintéressé car je compte bien en profiter aussi.

 

                                    Christian AMMEUX

 

P.S. - Enfin, un petit mot que mes aventures personnelles. M. Nadal, le procureur général près la Cour de Cassation a refusé de dépayser mon affaire de prétendus outrages à magistrats. Il était préférable de ne pas gangrener une autre juridiction avec mes récriminations trop bien fondées.

Mais dans le même temps, et le même jour, soit le 5 juillet, le tribunal correctionnel de Rouen a constaté la nullité de la citation ... pour une erreur conjointe de procédure du parquet et de la gendarmerie.

Une espèce de jugement de Salomon.

Mais après la séquestration arbitraire du 14 mai et la radiation de l’affaire des prétendus outrages, des coquins ont pratiqué un trou de 40 cms de côté dans la porte de ma maison, à la masse et en plein jour, entre 10 h.30 et 12 heures, le 14 août 2007, pour visiter les lieux, prélever quelques biens et un peu d’argent au passage

... et emporter quelques originaux de documents compromettant pour le quarteron de magistrats.

Vous avez deviné ? Des copies authentifiées de documents de janvier 1992 ? Vous avez vu juste. Huit pièces numérotées de 1 à 8, sur un total de 26, et paraphées par M. Pawlowski, ex-greffier en chef de la Cour d’Appel de Caen, le 11 mars 1999.

S’ils reviennent en pleine nuit, j’ai désormais quelque chance de finir comme votre mari en essayant de me protéger la tête avec les bras.