Lettre ouverte à Madame Elisabeth BORREL

 

 Le 18 février 2006

 

                                         Madame Elisabeth BORREL
                                         Juge au Tribunal d'Instance
                                         40 avenue Camille Pujol
                                         31500 TOULOUSE

 

Madame,

Vous êtes intervenue deux fois en Normandie le dernier week-end du mois de janvier :
- le samedi 28 janvier à LISIEUX devant un auditoire d’au moins 200 personnes,
- le dimanche 29 janvier au Mémorial de CAEN, probablement devant plus de 1000 personnes ...

Et aucun écho dans la presse nationale. C’est à croire que les directeurs des grands journaux veulent enterrer une seconde fois le procureur Bernard BORREL ... Pas le juge BORREL comme vous l’avez souligné dans la dernière phrase de votre intervention à CAEN.

Je ne fus qu’un auditeur parmi d’autres, mais très attentif à vos paroles et prenant le plus de notes possible. Il ne me semble pas avoir aperçu un magistrat, professionnel ou consulaire, de la juridiction de LISIEUX.

C’était peut-être mieux ainsi car la violence (enfin ! et de bon aloi) de votre intervention pourrait bien vous valoir quelques poursuites en se référant à l’article 434-24 du Code Pénal. J’ai été beaucoup moins violent que vous, et encore uniquement dans des lettres non rendues publiques mais adressées à des magistrats au sujet de l’assassinat de votre mari, et cela m’a valu une condamnation, même confirmée par la Cour de Cassation.

 

BRAVO pour la forme de vos interventions. Je ne reconnaissais pas la personne que j’avais vue à la télévision ou le portrait que les journalistes ont dressé de vous.

Vous avez mis vos béquilles au rancart. Plus d’avocats tutélaires, MORICE et DE CAUNES, pour vous couper la parole quand vous devenez violente et dangereuse pour les thèses officielles. Vos collègues magistrat(e)s ont dû se cacher sous leur bureau pour que le ciel ne leur tombe pas sur la tête.

Vous avez reculé d’un pas pour vous tenir bien droite devant votre pupitre et, bien campée sur vos jambes écartées, les mains derrière le dos et fixant l’auditoire droit dans les yeux, vous avez voué aux gémonies et les magistrats et le pouvoir politique dans des termes qui ne peuvent que vous valoir des poursuites judiciaires.

Mais aussi déranger définitivement ceux qui s’endorment sur le dossier que vous essayez d’animer.

Donc encore un grand bravo pour la forme ... mais un bémol pour le fond !

 

Il est inadmissible que magistrats et politiciens vous aient fait subir tous les maux que vous décrivez, maux que je connaissais déjà. Sauf quelques épisodes savoureux, mais maintenant plus tragiques que comiques, comme celui de la bague d’anniversaire (10 ans de mariage si j’ai bien entendu) achetée à PARIS par votre mari.

J’ai eu aussi mon lot de coups tordus :
- montage d’un stratagème en vue de m’accuser de pédophilie avec les enfants d’une ancienne amie (même pas une " ex ") avec qui j’essayais de raviver quelques souvenirs pour rompre la solitude ...
- tentative de m’attirer dans une souricière montée par la P.J. (au temps où MARION en était le n° 2 et qui refait surface dans le procès ERIGNAC) et un procureur : je vis seul, sans relation de proximité et je puis très bien disparaître sans laisser de trace ...
- mise en garde à vue après le réquisitoire de votre mari et examen psychiatrique de 10 minutes concluant que j’était atteint d’un délire paranoïaque, donc irresponsable de mes actes ...

Voilà quelques exemples, liste non exhaustive, s’ajoutant à de multiples poursuites et tentatives de condamnations !

Mais vous vous trompez sur un point capital : le commanditaire n’est pas I.O.G.. La rumeur du suicide par le feu ne vient pas de DJIBOUTI, mais elle part de PARIS, de la Chancellerie. Vous avez même cité un nom précis que je n’ai pas eu le temps de noter avec certitude : un certain ROUSSIN (?).

Le ou les commanditaires sont donc à PARIS et ils ont emberlificoté le gendre d’APTIDON pour accompagner les nervis (avec au moins un français dans la bande, comme vous le précisez, ou encore deux européens selon une autre source) qui ont assassiné le procureur Bernard BORREL.

Même si la présidence de la République a demandé, avec une ironie totalement déplacée, à la magistrate que vous êtes de demander tous les actes de procédures que vous jugez utiles, votre histoire d’uranium et d’usine proche du C.E.A. est aussi peu crédible que l’attentat du Café de Paris.

 

Faisons un peu d’histoire et remontons le temps en nous focalisant sur des faits avérés et des documents signés et vérifiables.

Le commanditaire d’un assassinat a toujours un mobile très important et très personnel (les autres ne l’intéressent jamais) pour ordonner la mort d’un homme et la financer.

Fin 1991 et début 1992, Bernard BORREL est procureur de la République à LISIEUX et vous vivez des jours heureux à HERMIVAL Vous contribuiez à faire régner l’ordre républicain en Basse Normandie.

Le chef d’entreprise prospère que je suis à la même époque à DOZULE (avec quatre agences en France) va semer le désordre à LYON et à LISIEUX, en novembre 1991, en portant plainte avec constitution de partie civile contre la Caisse d’Allocations Familiales de LYON.

Pour rétablir l’ordre politicien, pas l’ordre républicain, votre mari va user de deux moyens
- un moyen honnête : la liquidation judiciaire de la société CM DIS de LYON, le 29 avril 1992, pour stopper définitivement le stratagème du détournement de l’argent des assurés sociaux de LYON au profit des partis politiques,
- une démarche malhonnête : provoquer et laisser de produire la liquidation judiciaire de la société dont j’étais le gérant, le 6 mai 1992.

Votre mari a donc mis les pieds dans le plat des partis politiques, notamment ceux de F. MITTERAND (alors aux affaires et Président de la République) et de J. CHIRAC qui est prêt à toutes les exactions pour être un jour Président de la République. Les pieds dans le plat, i.e. priver les partis politiques majeurs de 250 000 000 de francs (pas des centimes) versés en black, à partir du piratage de mes logiciels.

En novembre 1991, le stratagème avait déjà apporté 5 millions de francs dans les caisses des partis politiques.

Votre mari venait de signer sa mort professionnelle de procureur. Les placards dorés lui étaient alors promis. On ne s’oppose pas à un roi d’Afrique (ou de France) sans représailles (Solange CICUREL dans sa plaidoirie Lily Sio).

De mai 1992 à octobre 1993, le procureur Bernard BORREL va constituer un dossier contre ma personne avec l’aide des trois notables et aussi membres influents de la procédure commerciale, LAROPPE, MERTZ et ROSSI : une vraie mise à mort judiciaire qui aura son aboutissement le 14/02/94 en un réquisitoire introductif, signé par votre mari, pour un prétendu détournement d’actif que j’aurais commis.

J’ai déjà chargé sur le site internet les premières pages des documents de procédure visées et signées par le procureur Bernard BORREL, pendant cette période. Je vous remets une nouvelle copie de ces pages.

Bernard BORREL a donc programmé la mort sociale de Christian AMMEUX afin que, totalement décrédibilisé, je ne puisse plus jamais dévoiler le détournement de fonds public commis par la CAFAL au profit des partis politiques. Ces documents sont transmis à votre mari par les trois notables cités ci-dessus.

Quand la machine judiciaire se met en branle vous êtes broyé. Votre mari, le procureur Bernard BORREL, avait bien conscience qu’il m’assassinait non seulement judiciairement mais aussi socialement. C’était " Outreau " en 1992-94, mais seulement au lieu de s’arrêter quatre ans plus tard, mon histoire (et la vôtre aussi) perdure depuis 15 ans pour moi (depuis 10 ans pour vous).

 

En 1992, j’étais pour les partis politiques l’empêcheur de détourner en rond. Le 17 octobre 1995, et en 48 heures, et pour 48 heures seulement, Bernard BORREL deviendra le caillou dans la chaussure de Jacques CHIRAC et dans celle de son chef de cabinet à l’Elysée : Dominique de VILLEPIN.

Le 18 octobre 1995, le procureur Bernard BORREL en détachement à DJIBOUTI décide de dévoiler la vraie raison de la liquidation judiciaire de la société FOROLOG, i.e. que soit dissimulé le détournement de l’argent des assurés sociaux au profit des partis politiques avec le concours de l’organisme collecteur, la CAFAL.

En effet, ce jour-là, Bernard BORREL avait été vertement tancé par l’avocat général Bernard PERRET, non pas pour avoir exigé la liquidation judiciaire de la société CM DIS qui piratait mes logiciels - ce qui était louable -, mais pour avoir laissé se produire la liquidation de la société que je dirigeais :
- car je ne voulais pas m’associer à un détournement de fonds public au profit des quatre principaux partis politiques.
- parce que ma plainte visant la CAFAL, déposée en novembre 1991, révélait le détournement de fonds scandaleux au détriment des plus pauvres de la nation commis par les quatre principaux partis politiques.

 

Qui était le principal perdant de cette révélation en octobre 1995 ?

Jacques CHIRAC, avec ses acolytes Alain JUPPE comme chef de gouvernement et Dominique de VILLEPIN comme chef de cabinet à l’Elysée, qui, au moment où il demandait un effort de 100 milliards de francs à la France d’en-bas pour sauver sa sécurité sociale, aurait été contraint, à la suite des révélations de votre mari, à la démission honteuse de son poste de président de la République pour avoir été un des principaux bénéficiaires de cet abominable détournement.

Le télescopage de la révélation d’un détournement de l’argent des assurés sociaux et de l’exigence d’un effort de 100 milliards de francs pour sauver la sécurité sociale aurait eu des effets désastreux sur la légitimité de la présence de Jacques CHIRAC à l’Elysée. Les français sont des veaux (dixit DE GAULLE) certes, mais il ne faut tout de même pas les pousser dans les orties car ils savent comment mener des révolutions.

La seule solution pour éviter cette démission infamante de Jacques CHIRAC et de son gouvernement : empêcher votre mari de parler et de dévoiler que les partis politiques détournaient l’argent qui devait revenir aux plus pauvres de la nation française.

J’espère que vous comprenez qui a voulu empêcher le procureur Bernard BORREL de parler.

La chaîne de l’information pour prévenir que Bernard BORREL allait dévoiler le stratagème infernal est alors la suivante :
     - la Chancellerie où Marc MOINARD est le directeur des Services des Affaires         criminelles et des grâces, avertie des démarches de l’avocat général Bernard PERRET en direction de votre mari,
      - le ministre de la Justice : Jacques TOUBON,
      - le premier ministre : Alain JUPPE,
      - le chef de cabinet de l’Elysée : Dominique de VILLEPIN,
      - le président de la République : Jacques CHIRAC.

 

A ce point de la lettre, je vous saurais gré de relire sur le site internet borrelkaput.com le chapitre intitulé dans le scénario de l’affaire FOROLOG/CAFAL/CIN-CIC/AMMEUX/BORREL, la quatrième période : du 14/02/94 au 20/10/95, l’assassinat de BORREL

Après cette relecture, il est évident que l’hypothèse que j’expose ci-après est la seule qui tienne la route pour expliquer l’assassinat de votre mari et l’invraisemblable mise en scène d’un suicide avec deux liquides inflammables ... et devant quatre témoins !

La chaîne décisionnelle pour l’assassinat de votre mari sera donc directe :
      - CHIRAC et VILLEPIN avec I.O. GUELLEH.
     - et la D.G.S.E. qui va emberlificoter I.O. GUELLEH et attirer votre mari dans un traquenard à 80 Kms de DJIBOUTI.

La chaîne de l’information pour propager la rumeur du suicide empruntera d’autres voies :
     - l’Elysée : CHIRAC et VILLEPIN,
     - le magistrat Marc MOINARD, le même que votre mari a humilié en 1991-92,
     - le dénommé ROUSSIN (?) que vous avez identifié,
     - un dénommé MOLINIE oeuvrant à DJIBOUTI pour le gouvernement français,
     - le prévôt, un certain capitaine AUFRAY, que vous ne portez pas dans votre coeur et qui orientera l’enquête vers le suicide en occultant l’assassinat.

Du côté du justiciable que je suis, les barbelés ont été mis à tous les niveaux :
- Joseph SCHMIT, procureur de la République à ROUEN et ancien maître de conférence à l’E.N.M., au temps où vous-même et votre mari étiez auditeurs,
- Philippe INGALL-MONTAGNIE, procureur général à ROUEN, qui depuis 1984 fréquente tous les gouvernements successifs, et aussi ami de Marc MOINARD qu’il a croisé à la Chancellerie et qui a eu Mme INGALL-MONTAGNIE comme collaboratrice,
- Marc MOINARD, le seul qui n’ait pas été maître de conférence à l’E.N.M., et maintenant Secrétaire général à la Chancellerie, Chancellerie qu’il connaît bien pour avoir dirigé deux des principaux services : les affaires criminelles et les affaires judiciaires.
- et enfin, Jean-François BURGELIN, puis Jean-Louis NADAL, tous deux anciens de l’E.N.M. à des postes de direction de cette école, tous deux à la tête du parquet général de la Cour de Cassation.

Et les juges du siège ont suivi. Les magistrats du tribunal correctionnel de ROUEN devant lequel j’avais fait dépayser mes dossiers, m’ont condamné, en mars 2004, à verser 1 000 euros de dédommagement à chacune des trois personnes qui ont circonvenu votre mari.

Encore heureux que la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de ROUEN, ait annulé la condamnation à verser un dédommagement ... en septembre 2005, seulement.

Quatorze ans après le début de cette pénible histoire pour moi, et dix ans après l’assassinat de votre mari, je viens d’obtenir le premier résultat positif. contre l’avis des magistrats de première instance, parquet et siège confondus.

Pour manager cette épineuse affaire FOROLOG/CAFAL/CIN-CIC/AMMEUX/ BORREL, et aussi préparer l’après 2007, l’organigramme a été resserré et réduit à sa plus simple expression :
- Jacques CHIRAC, président de la République,
- Dominique de VILLEPIN, premier ministre qui communique directement avec le président sans passer par le chef de cabinet, (combien de temps durera cette association de coquins ?)
- Marc MOINARD qui court-circuite quand il le veut l’actuel falot ministre de la Justice, pour s’entretenir directement avec les deux personnes susnommées.

L’assassinat de votre mari n’est probablement pas la seule affaire glauque que le gouvernement actuel ait à gérer, mais certainement la plus sinistre. En conséquence, dans tous les cas réputés dangereux pour Jacques CHIRAC, le nombre de décideurs autour de la table sera réduit à trois : CHIRAC, VILLEPIN et MOINARD.

Jacques CHIRAC n’a plus qu’à espérer que ce soit Dominique de VILLEPIN qui devienne président de la République ... car il est aussi impliqué que lui dans l’assassinat de votre mari et il sera dans l’obligation de continuer à le défendre.

 

Déjà condamné à une mort professionnelle, un quarteron de politiciens et de magistrats indélicats ont signé la mort physique du procureur Bernard BORREL, même plus promis aux placards dorés de la Cour de Cassation.

On ne s’oppose pas à un roi d’Afrique (ou de France) sans représailles (Solange CICUREL dans sa plaidoirie Lily Sio).

Le procureur Bernard BORREL a subi la plus épouvantable des représailles et il s’est vu mourir en pensant à vous et à ses enfants.

Des représailles ? J’en ai déjà subi mais j’espère que ma soixante-dixième année approchant (ce sera en mai prochain) verra des magistrats rouennais plus honnêtes que les autres exaucer mes demandes de dédommagements, peut-être dès le 23 février prochain, à la suite de mes récriminations sans complexes exposées devant les tribunaux et sur le site internet borrelkaput.com.

Et pour vous, quelles représailles ? Tout le monde conviendra que votre position est très délicate. Certes, vos avocats, vos collègues magistrat(e)s et les politiciens vous ont freiné dans votre quête de la vérité.

Les politiciens et une certaine magistrature vous regardaient avec commisération tandis que vous vous raccrochiez à deux avocats qui n’auront jamais eu le courage de mettre en cause les vrais commanditaires français.

Vous apprenez à vos dépens que la France n’a pas de pouvoir judiciaire, ni même une autorité judiciaire indépendante car ladite autorité est entièrement soumise au président de la république, maladroitement élu au suffrage universel en ce qui concerne Jacques CHIRAC (voir ce qui s’est passé en 2002 !)

Tout le monde comprend, en conséquence, que vous les avez ménagés jusqu’à maintenant, car vous avez une famille à entretenir et des enfants à élever et à éduquer. L’argent nécessaire pour ces tâches ne peut venir que de votre métier de magistrate. Et cedit métier dépend du C.S.M., présidé par Jacques CHIRAC et dont quelques membres influents ont été cités dans cette lettre.

 

Je formule des voeux pour que le livre que vous projetez vous apporte quelques subsides et pour améliorer l’ordinaire et pour poursuivre plus efficacement votre recherche de la vérité.

Avons nous vu une nouvelle Madame BORREL en Normandie, à la fin du mois de janvier, qui a changé son fusil d’épaule ? Je le souhaite ardemment.

Mais On ne s’oppose pas à un roi d’Afrique (ou de France) sans représailles (Solange CICUREL dans sa plaidoirie Lily Sio). Votre nouvelle posture entraînera des représailles encore plus féroces.

Pour vous rappeler cette phrase leitmotiv, vous trouverez ci-joint le livre du 17ème concours international de PLAIDOIRIES 2006. Nous avons écouté les deux dernières plaidoiries, dont celle de Solange CICUREL, précédant votre témoignage.

Je souhaite donc ardemment avoir assisté à votre métamorphose et je vous prie de considérer le contenu de cette lettre et la nouvelle piste de réflexion sur le(s) commanditaire(s) comme un témoignage de sympathie à votre égard et à l’égard de vos enfants.

 

Christian AMMEUX
Gérant de la société FOROLOG

P.S. : juste le jour, ce 3 mars, où je publie cette lettre sur le présent site internet, FRANCE-INFO annonce dans son bulletin de 18 heures que l'une de vos béquilles, l'avocat MORICE, refait brutalement surface. Pourquoi ? Pour annoncer des pressions subies par le juge d'instruction par un ancien porte-parole du Quai d'Orsay qui avait promis de transmettre la copie du dossier de l'assassinat du procureur Bernard BORREL aux autorités de DJIBOUTI. Ce qui était intolérable et ce qui finalement n'a pas été fait. Le communiqué de FRANCE-INFO mentionne que la version officielle met toujours en cause des dirigeants djiboutiens.