| Lettre ouverte à Madame Elisabeth BORREL |
| Le 1er mars 2005
COMMENTAIRES
Madame,
Ce quatrième de couverture du mardi 1er février 2005 de Libération, est-ce vraiment un portrait ? Ou un prétexte pour B. VITAL-DURAND de diffuser certaines thèses que l’état français voudrait voir reconnaître comme officielles, souhaitant ainsi orienter les enquêteurs vers de fausses pistes ?
... que je vous adressais le 2 octobre 2003, je terminais ladite lettre par cette phrase : Je vous saurais gré de considérer le contenu de cette lettre et ces explications comme un témoignage de sympathie à votre égard et à l’égard de vos enfants. Je croyais que vous étiez la victime : on vous avait enlevé votre mari. On avait enlevé leur père à vos enfants. Le " ON " était et est toujours quadruple : Marc MOINARD, Jacques TOUBON, Alain JUPPE et Jacques CHIRAC. Quinze mois plus tard, en février 2005, je veux bien admettre que votre vie a été déglinguée (dixit Brigitte VITAL-DURAND) le 19 octobre 1995. Mais maintenant, j’apprécierais aussi que l’on considère que ma vie a été aussi déglinguée en avril-mai 1992 par M. Bernard BORREL alors procureur de la République à LISIEUX. Votre mari était parfaitement conscient qu’il
déglinguait ma vie, en ne respectant pas son serment de magistrat : Vous êtes maintenant suffisamment informée de ces circonstances pour ne plus vous prêter au jeu de vos avocats, MORICE et DE CAUNES, et des journalistes, notamment B. VITAL-DURAND du journal Libération.
... que j’exprimais dans ma lettre du 02/10/2003 ? Non. Sinon, ce serait renier la morale chrétienne dans laquelle j’ai été élevé. Je vous saurais gré d’intégrer dans votre raisonnement quelques points particuliers. Certes, il est traumatisant de perdre son mari. Mais vous avez été mariés pour le meilleur comme pour le pire, le pire étant que votre mari ait fait un mauvais choix entre le 29/04/92 et le 06/05/92. Ce mauvais choix entraîna son assassinat le 18/10/95. Depuis ce meurtre, les principales victimes de votre famille sont vos deux fils qui ont perdu leur père, et non vous qui avait perdu un mari, la perte d’un mari étant plus ou moins dans l’ordre des choses possibles. Vos enfants supportent l’incohérence professionnelle de leur père. Je vous saurais gré aussi de sortir du cadre de votre famille pour prendre en considération mon point de vue : je n’ai pas à supporter les bêtises professionnelles de votre mari. Le 29 avril 1992, Bernard BORREL aurait dû me féliciter de ne pas avoir collaborer au détournement de l’argent des assurés sociaux, tout en exigeant la liquidation judiciaire de la société CM DIS. Au lieu de ces félicitations que j’étais en droit d’attendre, votre mari a laissé se provoquer la liquidation judiciaire inique de la société que je dirigeais après que ma plainte visant la CAFAL ait été falsifiée sous ses yeux dans les locaux du palais de justice de LISIEUX dont il dirigeait le parquet. Au lieu d’apporter son secours au très petit justiciable que j’étais, il a sciemment préféré dissimuler l’abominable détournement de l’argent des assurés sociaux au profit des partis politiques dirigés par des hommes politiques de tous bords, de droite comme de gauche. Connaissant Bernard PERRET pour l’avoir fréquenté à plusieurs reprises, je puis vous assurer que votre mari a volé en éclat devant cet avocat général intègre ... qui n’a pas jugé nécessaire de prendre comme référence la morale chrétienne de catholique pratiquante dont vous vous réclamez.
... votre mari vous a donc déclaré : Il faudrait que je te parle, mais je ne peux pas. Je ne suis plus digne de toi ... Votre mari venait d’avoir une nouvelle conversation avec l’avocat général Bernard PERRET, le 16 octobre 1995, qui lui avait sérieusement remonté les bretelles : - sur son silence concernant le détournement de l’argent des assurés sociaux de la CAFAL au profit des partis politiques, détournement que votre mari avait découvert et caché (volontairement) en avril 1992 ... - et sur la liquidation judiciaire inique de la société FOROLOG, huit jours plus tard en mai 1992, pour que soit étouffé ledit abominable détournement de l’argent qui devait revenir aux assurés sociaux, aux plus démunis de la nation française ... Et au lieu de sanctionner la CAFAL et les quatre principaux partis politiques français, en avril 1992, votre mari n’avait rien trouvé de mieux que de favoriser la liquidation judiciaire (et inique) d’une société informatique prospère. Autrement dit, tout le contraire de ce qu’aurait dû faire un magistrat. Et aussi de ce qu’auraient dû faire des catholiques qui s’affichaient pratiquants ...
... que vous ayez pu provoquer, ou que votre mari ait pu causer, un mal irrémédiable à un justiciable et à sa famille, vous a effleuré un jour, vous a effleuré ne serait-ce qu’un instant ? L’affaire BORREL n’a pas commencé avec son assassinat et pseudo suicide; elle a débuté dès janvier 1991 et se prolonge encore maintenant. Vous avez une certitude et je la partage : votre mari a été assassiné et l’état français a tenté de maquiller son assassinat en suicide à l’aide d’une rumeur se propageant à partir de la Chancellerie. Personnellement, j’ai une série d’autres certitudes : Si cette révélation se produisait, en octobre 1995 et alors que le pouvoir exécutif monocéphale CHIRAC-JUPPE (même référence de droite des deux personnes) qui dirigeait l’état français et qui demandait un effort de 100 milliards de francs au peuple (qu’on appelle désormais le peuple d’en-bas), Jacques CHIRAC n’était plus président de la République ... cinq mois après son élection.
... devant votre mari pour voir l’expression de son visage quand il a appris de la bouche de Bernard PERRET qu’il avait permis la liquidation judiciaire d’une société créée pour Pascale AMMEUX (elle détenait 70% des parts sociales) afin qu’elle puisse aider sa mère atteinte de sclérose en plaques, si jamais je venais à disparaître. Entre aider un justiciable honnête à poursuivre un travail utile pour sa famille d’une part, ou participer à la dissimulation d’un délit abominable perpétré par les partis politiques d’autre part, il a choisi sans barguigner et en l’espace de huit jours (du 29/04 au 06/05/92), le camp des malfrats. Voilà le déshonneur qu’il avait tant de mal à vous avouer. Voilà ce que Bernard PERRET lui a mis devant les yeux.
... de tirer la couverture uniquement à moi, mais je rappelle que dans l’affaire FOROLOG/CAFAL/CIN-CIC/AMMEUX/ BORREL, la première victime en date, est Christian AMMEUX, puis la société FOROLOG mise en liquidation par la collusion délictueuse de la CAFAL, de la banque C.I.N., de MM. LAROPPE, MERTZ et ROSSI ... avec la bénédiction de Bernard BORREL. Quelles ont été les réactions des magistrats de l’ordre judiciaire depuis lors ? Pour mémoire, je cite la réaction de votre mari : rédiger, sous la contrainte certes mais avec une ou deux notes de couverture, un réquisitoire introductif contre ma personne pour un prétendu détournement d’actif, le 14 février 1994, juste avant de partir à DJIBOUTI. Les magistrats ont incité certains membres de ma famille à me détruire, allant même jusqu’à les suborner financièrement. Les magistrats autorisent les avocats des personnes que j’ai cité à comparaître à me calomnier pendant de longues minutes d’audience sans que je puisse y répondre, le 15 juin 2004 devant le tribunal correctionnel de ROUEN. Les magistrats veulent continuer à cacher que les partis politiques détournaient l’argent qui devait revenir aux plus pauvres de la nation française. Les magistrats continuent à protéger les commanditaires de l’assassinat de votre mari, commanditaires que j’ai clairement désignés ... Cela fait tout de même beaucoup !
... vis-à-vis de l’assassinat de votre mari ? La presse a écrit que vous considérez qu’il s’agit d’une affaire d’état. Comme le pouvoir exécutif, celui de 1995 et celui de 2005, est mis en cause, vous ne pouvez rien entreprendre contre les dirigeants politiques qui nomment tous les magistrats. Vous savez que le Conseil Supérieur de la Magistrature est présidé par le Président de la République assisté par le Garde des Sceaux. C’est bien le C.S.M. qui vous a désigné au poste que vous occupez actuellement ? Non seulement vous ne pouvez rien entreprendre contre les commanditaires de l’assassinat de votre mari, mais de surcroît, vous êtes entourée d’avocats qui veillent pour prévenir tout dérapage de la procédure susceptible de mettre en cause un ou plusieurs des puissants qui nous dirigent. Les avocats savent gesticuler quand il le faut. Quelle est ma position vis-à-vis de l’assassinat de Bernard BORREL ? Si l’état français m’avait accordé le dédommagement que je demande depuis le départ de ce que j’appelle l’affaire FOROLOG/CAFAL/CIN-CIC/AMMEUX/ BORREL, je considérerais l’assassinat de votre mari comme une affaire strictement politicienne et non de droit commun relevant des magistrats de l’ordre judiciaire.Mais, étant donné que mon refus de m’associer au détournement de l’argent des assurés sociaux de LYON a été le point de départ de ma ruine personnelle, et étant donné que c’est votre mari qui m’a mis la tête sous l’eau jusqu’à ce que mort sociale s’en suive, je ne puis plus laisser se développer l’affaire de ma ruine et l’assassinat de votre mari sans réagir. J’ai été anesthésié par une vingtaine d’avocats qui ne cherchaient qu’à aider les magistrats dans leurs oeuvres décrites ci-dessus. Je les ai tous évincés afin de retrouver ma liberté de parole. Y compris devant un tribunal. Y compris dans les lignes de mon site internet. Y compris en m’adressant à vous et à vos enfants. Ma religion est bien établie : non seulement le pouvoir politique nomme les magistrats et les contrôle, mais de surcroît, les avocats sont à côté des magistrats pour faire avaler aux justiciables la solution qui convient audit pouvoir politique quand celui-ci est dans un pétrin innommable. La situation est donc bloquée car vous êtes sous le contrôle de vos avocats et vous ne pouvez pas vous en prendre directement aux commanditaires de l’assassinat de votre mari qui appartiennent au pouvoir politique qui vous nomme à votre poste de magistrat. Cependant : une lueur d’espoir ! Claude GUIBAL du journal Libération a osé écrire une parcelle de vérité : Borrel aurait été envoyé à Djibouti, puni par sa hiérarchie pour avoir enquêté sur les détournements d’argent public au profit des partis politiques français. C’est peu ! C’est mal dit ! Mais c’est mieux que rien après 14 ans de non-dit.
... pour que la France entière sache que votre mari ne s’est pas suicidé mais qu’on l’a assassiné (et ce que vous ne voulez pas dire : sur un ordre venant de France). Comme indiqué ci-dessus, vous êtes dans une impasse. Pas moi. Disons seulement et modestement : moins que vous. Vous devez considérer que ce que je viens d’écrire ci-dessus est un acte de sympathie à votre égard et à l’égard de vos enfants car votre mari était décidé à se racheter des erreurs qu’il avait commises de janvier 1992 à avril 1994. Et je suis toujours résolu à faire éclater la vérité. J’ai craint pour ma vie pendant quelque temps car les commanditaires de l’assassinat de votre mari étaient aussi décidés à cacher le détournement abominable de l’argent des assurés sociaux, si besoin était par un meurtre supplémentaire. Avec la divulgation de Claude GUIBAL dans le journal Libération du lundi 7 février 2005 que votre mari avait enquêté sur le détournement de l’argent public au profit des partis politiques français, si je viens à disparaître par accident, le lien sera établi immédiatement avec ce que j’appelle l’affaire FOROLOG/CAFAL/CIN-CIC/AMMEUX/BORREL. Il n’en reste pas moins vrai que sans les bêtises
professionnelles de votre mari, de janvier 1992 à février 1994 : Un de vos enfants sera bientôt majeur et il me semble qu’il est en droit de savoir (ou il le découvrira à votre insu et cela sera très grave) que son père était sur le point de se racheter d’une erreur professionnelle qu’il avait commise au cours des quatre premiers mois de l’année 1992, pour rendre service aux dirigeants politiques de l’époque. Votre fils cadet avait émis un doute : Et si c’était toi, maman ... Il ne faudrait tout de même pas que votre aîné vous interroge : Pourquoi, maman, tu m’as caché tout cela car papa est mort dans la dignité ...
... j’espère que vous vous rendez compte que je suis bien conscient du mal qu’il m’a causé, de la ruine dans laquelle il m’a précipité. J’espère aussi que vous vous rendez compte que je considère qu’il a cherché, dans un sursaut d’honnêteté et de morale chrétienne, à se mettre en règle avec sa conscience, afin que ses enfants puissent dire qu’ils avaient un père exceptionnel capable de s’affronter aux grands de ce monde, même si ce fut avec quelque retard. Que voient vos enfants actuellement ? Que leur maman fait la une des journaux plusieurs fois pas an ... Que leur maman donne des conférences de presse ... Qu’on parle de leur maman et de leur papa à la télévision ... Que tout ce remue-ménage ne permet même pas de découvrir les assassins et les commanditaires, même et surtout dix ans après les faits ... Et ils ne connaissent même pas mon nom. Alors dites leur que votre nom, donc le leur, est connu de plusieurs millions de français. Et que celui qui rédige cette lettre est considéré comme un gibier de potence massacré par tous les magistrats, des collègues à vous, auxquels il s’adresse. La presse nationale et la magistrature professionnelle (sauf quelques magistrats avec beaucoup de réticence) ont élevé votre mari au rang de victime, sans se demander jusqu’à ce jour si Bernard BORREL avait fait une ou plusieurs victimes en relation avec son assassinat, comme moi en l’occurrence. Je vous demande donc instamment de prendre en compte que votre mari a préféré détruire une société prospère et me ruiner personnellement plutôt que laisser se révéler que les partis politiques détournaient l’argent public qui devait revenir aux assurés sociaux, même s’il a été assassiné en voulant révéler ce fait tardivement, et surtout parce qu’il avait enfin décidé de le révéler. Il me sera difficile la prochaine fois que je vous écrirai de vous témoigner aussi ouvertement ma sympathie si vous continuez à ignorer que votre mari a détruit ma société, que votre mari m’a ruiné pour que la France ne sache point que les dirigeants politiques détournaient l’argent des assurés sociaux. Je vous saurais donc gré, et j’espère que ce n’est pas la dernière fois, de considérer le contenu de cette lettre et ces explications comme un témoignage de sympathie à votre égard et à l’égard de vos enfants.
Christian AMMEUX, gérant de la société FOROLOG
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