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Lettre ouverte à Madame Elisabeth
BORREL
Le lundi 8 décembre 2003,
Madame,
Il est à peine imaginable que la lettre ouverte que je vous ai adressée le 2
octobre dernier ait provoqué des réactions aussi vives auxquelles je ne
m’attendais pas : articles de presse (Libération et Eveil de LISIEUX),
évocations à la radio (France Info) et à la télévision (Télématin sur l’A2)
...
Mais on dirait que quelque chose cloche quand Armelle Thoraval écrit, dans
Libération que vous martelez de [votre] ton de magistrate
que l’on a porté atteinte à l’honneur de [votre] mari et au mien
|au vôtre].
Une femme qui martèle et qui décampe quatre jours après la mort de
son mari alors qu’à DJIBOUTI, la presse annonce, sur ordre de PARIS, qu’il
s’agit d’un suicide et non d’un assassinat ... Cela fait désordre.
Une magistrate qui martèle et qui n’obtient l’autopsie du corps de
son mari (après avoir assister à l’inhumation à Toulouse en novembre 1995)
que sept ans après son assassinat ... Cela fait encore plus désordre.
Une femme qui martèle de son ton de magistrate (on imagine une voix
grave et posée) et qui a besoin de deux béquilles pour tenir debout, i.e.
ses deux avocats, ce n’est plus du désordre, c’est de l’invraisemblance.
Et vous affublez l’assassinat de votre mari d’un nouveau nom :
un
mensonge d’état !
Remplacez mensonge par crime (ainsi que je vous l’écrivais
précédemment) et vous serez dans le vrai.
Les puissants qui nous dirigent, avec le concours de magistrats peu
scrupuleux et d’une presse aux ordres, ont déjà menti plusieurs fois : un
suicide qui n’en est pas un, le rôle surfait d’I.O.G., un interview bidonné
en Belgique ... Si ils ont menti plusieurs fois, ils continueront à mentir.
Les douze documents confidentiel défense ne seront qu’une douzaine de
mensonges supplémentaires que vous feront avaler vos avocats et vos
supérieurs hiérarchiques, tous attentifs à procurer un alibi aux politiciens
véreux afin que personne en France ne puisse les soupçonner d’avoir organisé
un détournement de fonds avec l’argent des assurés sociaux.
L’Etat (le menteur comme vous l’appelez bien irrespectueusement) va
nous soumettre des documents invérifiables qui seront encore autant de
mensonges, ou encore des documents que d’aucuns tenteront de faire admettre
comme étant liés à l’assassinat de votre mari ...
Au lieu de raisonner avec des documents confidentiel défense (que l’on peut
créer comme bon semble avec l’aide de nos barbouzes), je vous propose de
vous référer à un article de loi promulgué en bonne et due forme par nos
parlementaires.
Il fallait commencer le sauvetage du procureur général Marc MOINARD, votre
voisin de BORDEAUX, qui était au moment de l’assassinat de votre mari le
directeur du service des Affaires Judiciaires depuis le 03/02/95. Ce
magistrat avait essuyé un camouflet retentissant de la part de votre mari en
avril 1992 (mise en liquidation judiciaire de la société CM DIS créée
illicitement avec la bienveillance de M. MOINARD en mars 1991).
Ainsi qu’il l’est relaté sur ce site, j’avais entamé des poursuites contre
ce magistrat mais il fallait lui éviter l’humiliation de la comparution
devant un tribunal correctionnel.
Pour ce faire, je ne vous propose qu’une coïncidence parmi les nombreuses
qui seront exposées sur ce site :
- le 30 mai 1999, un huissier de BORDEAUX défère à ma requête de partie
civile et signifie à Marc MOINARD une citation directe à comparaître le
08/06/99, le grief principal étant une atteinte au secret des
correspondances (art. 432-9 du Nouveau Code Pénal), réprimée par trois ans
d’emprisonnement et 300 000 francs d’amende,
- le 23/06/99, soit seulement deux semaines plus tard, une loi est
promulguée au J.O. modifiant l’article 411 du Code de Procédure Pénale
permettant ainsi à un prévenu de ne pas comparaître si la citation est
délivrée à la demande et par une partie civile.
L’article 411 du Code de Procédure Pénale en vigueur en 1999 était rédigé
ainsi que suit :
Le prévenu cité pour une infraction passible d’une peine d’amende ou
d’une peine d’emprisonnement inférieure à deux années peut, par lettre qui
sera adressée au président et qui sera jointe au dossier de la procédure,
demander à être jugé en son absence.
Dans ce cas son défenseur est entendu.
Et avant la fin de l’année 1999, la rédaction fut ainsi modifiée :
Le prévenu cité pour une infraction passible d’une peine d’amende ou
d’une peine d’emprisonnement inférieure à deux années peut, par lettre qui
sera adressée au président et qui sera jointe au dossier de la procédure,
demander à être jugé en son absence.
(L. n° 99-515 du 23 juin 1999) « Il en est de même en cas de citation
directe délivrée par la partie civile quelle que soit la durée de la peine
encourue. »
« Dans les deux cas l’avocat du prévenu est entendu. »
Cela s’appelle du service à la carte de la part du gouvernement qui propose
des lois, des hommes politiques qui les votent et de la Chancellerie qui les
inspirent, en mêlant habilement cette modification d’apparence anodine à un
fatras de dispositions diverses en fin de session parlementaire.
Le gouvernement et les partis politiques se sentaient déjà morveux en 1999
pour les actes perpétrés en 1995.
Je n’ai pris connaissance de cette modification qu’au cours de troisième
trimestre 2001 quand j’ai dû me rendre à l’évidence que le sieur MOINARD
n’avait pas comparu devant la 11ème chambre de la Cour d’Appel de PARIS, le
31 mai 2001.
Voilà un exemple de coïncidence parmi tant d’autres. Je relate sur ce site
mes démêlés avec Marc MOINARD en rendant publics la citation à comparaître
et les jugements qui lui ont été favorables. Mais je n’ai pas terminé ma
bataille avec ce magistrat qui est un de ceux (à mon humble avis) qui doit
connaître beaucoup de choses sur l’assassinat de votre mari.
Je n’ai vendu mon âme à personne Je me suis rendu libre de toute pression
pouvant venir d’avocats. Mais je rends compte de toutes mes démarches et de
toutes mes intentions à quelques magistrats de la Cour de Cassation afin
qu’en raisonnant à voix haute devant eux, je m’évite ainsi tout dérapage.
C’est une des raisons pour lesquelles je demande une comparution distincte
pour chacune des personnes morales ou physiques à qui ont été délivrées des
citations directes à comparaître dont la liste est présente sur ce site.
Toutes ont joué un rôle particulier et bien distinct dans l’affaire qui a
abouti à l’assassinat de Bernard BORREL.
Mes déclarations
et mes révélations sont susceptibles de m’attirer les mêmes désagréments que
ceux subits par votre mari. Ainsi, le 15 janvier 2001 au soir, j’ai été
agressé à mon domicile par le chef de la brigade de gendarmerie sur ordre du
successeur de votre mari à LISIEUX afin d’être emmené immédiatement en garde
à vue. J’ai déjoué le piège. Je suis persuadé que je n’en serai jamais
ressorti vivant. ON aurait toujours pu prétendre que je m’étais débattu pour
expliquer un accident. Dans les jours qui suivirent, j’ai averti M. Bernard
CHALLE des raisons et des fins de cette agression physique.
Je mettrai certainement cette épisode, ainsi que deux ou trois autres du
même acabit, en ligne sur ce site.
Votre mari a été assassiné à la suite d’un sursaut (même tardif) d’honneur
envers sa profession, envers sa fonction de magistrat. Ceci mérite le
respect et je vous saurais toujours gré de considérer mes déclarations et
mes révélations comme
autant de témoignages de sympathie à votre égard et à l’égard de vos
enfants.
Christian AMMEUX, gérant de la société FOROLOG
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