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SCÉNARIO de l'affaire
En janvier 1991, je m’aperçois que la Cafal détournait l’argent des assurés sociaux et qu’elle le donnait aux partis politiques, de droite comme de gauche. Je refuse de donner mes logiciels pour faire perdurer le stratagème. En mars 1991, la Cafal créée une société CM DIS totalement illicite avec le consentement du procureur de la République de Lyon, Marc Moinard. Et cette société pirate mes logiciels que je n’avais pas voulu mettre à la disposition de la Cafal deux mois auparavant. Le 15 juin 1991, je signale ces délits au procureur général de Lyon, J. B. Reygrobellet, avec une copie du courrier à l’avocat général de Reims, Bernard Perret. S’en suit le 24 juin 1991, une circulaire signée d’un directeur de la Cafal, un certain Richard Verney-Carron qui me dénigre et déclare que la société Forolog est incompétente pour distribuer et mettre en place ses propres logiciels ! Devant une telle insolence, je porte plainte contre la Cafal avec constitution de partie civile devant le tribunal correctionnel de Lisieux.
our éviter un procès perdu d’avance et surtout pour que ne soit pas révélé le détournement de fonds publics au profit des partis politiques, les dirigeants de la Cafal obtiennent des dirigeants politiques qu’un groupe de magistrats provoque le dépôt de bilan de la société Forolog. Bernard Borrel, procureur de Lisieux, sera circonvenu par un quarteron de magistrats pour me contraindre au dépôt de bilan, le 14 mars 1992. Le chef de ce quarteron, un procureur général, convaincra la banque CIN de me couper les finances en gelant la procédure Dailly (escompte des factures adressées à une administration). Pour ce faire, le procureur Borrel demande une note de couverture pour commettre un tel forfait. L’association AFPA, non prévenue de cette manœuvre délictueuse, rompt ses contacts commerciaux avec la société Forolog. Si bien que le redressement judiciaire se transforme en liquidation judiciaire, le 6 mai 1992. Ne trouvant aucun délit à me reprocher, le procureur Borrel suborne ma fille en lui attribuant 55 624 F. afin qu’elle dénigre son père, en plus de 13 KF de salaires versés par le FNDGS. Après m’avoir fait condamner par le tribunal de commerce de Honfleur, à payer 636 KF à la banque CIN en mai 1993 et à ne plus exercer de direction de société pendant 20 ans en septembre 1993, Bernard Borrel est envoyé à Djibouti en février 1994, non sans avoir auparavant sympathise avec Charles Clerc-Renaud nommé président du tribunal de Lisieux en octobre 1993. Le jour de son départ, le 14 février 1994, il signe un réquisitoire introductif contre ma personne pour un prétendu détournement d’actif.
e successeur de Bernard Borrel, le procureur Philippe Peyroux, m’attaque de toutes parts, en utilisant d’ailleurs ma fille pour ce faire. A la fin du premier semestre 1995, je suis en plein désespoir mais toujours combatif. J’ai tenu informé de tous les développements de cette sinistre comédie l’avocat général Bernard Perret en lui adressant plus de 30 lettres et une dizaine de rapports de synthèse. Excédé par la tournure
que prennent les événements, l’avocat général Perret attaque Bernard Borrel
sur deux points : Un grand nombre de magistrats et d’hommes politiques en auront connaissance. La réputation de Bernard Borrel est détruite et personne ne voudra plus le rencontrer.
uand il revient en France pour ses vacances d’été 1995, il ne trouve une oreille attentive qu’auprès de Charles Clerc-Renaud. Ils décident ensemble qu’il faut continuer à dévoiler le détournement de fonds publics ourdi par la Cafal au profit des partis politiques, comme B. Borrel avait commencé à le faire à Djibouti. Ils décident aussi :
e procureur Peyroux voyant son action désavouer par son président Charles Clerc-Renaud déclare à un des membres du quarteron que les deux magistrats, Borrel et Charles Clerc-Renaud, sont en train de dévoiler que les partis politiques de J. Chirac et F. Mitterand détournaient l’argent destiné aux assurés sociaux, et voulaient aussi remettre en fonctionnement la société Forolog, avec Christian Ammeux comme gérant. La divulgation du détournement de fonds publics n’est que la confirmation de ce qui se passe à Djibouti. La reprise en main de la société Forolog par C. Ammeux signifie aussi la reprise des poursuites visant la Cafal … avec la divulgation de ce même détournement. La décision radicale sera donc prise aussitôt par les dirigeants politiques : suppression physique des trois personnes gênantes : Bernard Borrel, Charles Clerc-Renaud et Christian Ammeux, par des procédés expéditifs mis en œuvre par les services secrets de l’état.
e premier à être assassiné sera Charles Clerc-Renaud, le 14 jeudi septembre 1995 au matin. L’assassinat est maquillé en suicide avec une arme trouvée dans les scellés. Averti le samedi de cette mort, et subodorant et l’assassinat et aussi le mobile par mes conversations avec le juge d’instruction Gérard Denard, je disparais aussitôt de chez moi et je téléphone le lundi 18 septembre à 9 h. à Bernard Perret qui me fixe en moins d’une minute un rendez-vous pour le lundi 25 septembre. Nous n’avons pas eu besoin de prononcer le nom de Charles Clerc-Renaud, mais son assassinat était en arrière plan de cet entretien programmé dans l’urgence. Je relate cet entretien dans la lettre ouverte à Mme Borrel du 29 mai 2008. Cette rencontre ostentatoire dans le bureau du magistrat au parquet général de Reims m’a sauvé la vie car les services secrets ont compris qu’il ne fallait pas me toucher sinon c’était lui, le magistrat, qui parlerait. Je ne suis retourné chez moi qu’au cours du dernier week-end de septembre afin que B. Perret puisse avoir le temps de mettre les points sur les i aux services spéciaux.
es contacts ont continué entre B. Perret et B. Borrel. Ce dernier avait pris ses dispositions pour rembourser la somme de 55 624 F. à la société Forolog en liquidation judiciaire en empruntant 50 000 F. à la BNP de Lisieux. Le 16 octobre, B. Perret accusa réception d’une lettre sous forme recommandée lui apportant la preuve que j’avais accompli une démarche qu’il attendait pour aller plus avant dans la restauration de mes fonctions de gérant de la société Forolog. Le 18 octobre au matin, B. Borrel retira de sa banque une somme de 50 000 F. correspondant au prêt sollicité auprès de la banque BNP de Lisieux. Dès le 18 octobre dans l’après-midi, à Bernard Perret qui le rappelait, Bernard Borrel put lui dire qu’il avait réuni la somme convenue pour effacer le délit de subornation.
a conversation fut interceptée et les sbires de la DGSE maquillèrent son assassinat en suicide (comme pour Charles Clerc-Renaud) … avec le concours très secondaire de quelques djiboutiens, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1995. Pour montrer aux hommes politiques et aux sbires des services secrets qu’il était conscient que les assassinats des deux magistrats étaient en relation avec Forolog et le détournement de fonds publics, il blanchit le bulletin n° 2 de mon casier judiciaire le 26 décembre 1995 et me le fit savoir par courrier daté du 15 janvier 1996.
’ai découvert le 18 mars 1998 la falsification de la plainte contre la Cafal que j’avais déposée le 18 novembre 1991. Trois mois plus tard, en juin 1998, Bernard Perret prenait sa retraite de magistrat et me demandait de ne plus correspondre avec lui et de ne plus l’informer des mésaventures que je vivais. La découverte de la falsification de ma plainte (date et signature) me permit d’identifier l’intervenant Bernard Borrel et de comprendre le déroulement des faits. Et commencer aussi des procédures judiciaires qui furent jusqu’à maintenant, en juin 2008, totalement viciées par 98 % des magistrats qui eurent à connaître de cette affaire FOROLOG-CAFAL-CIN/CIC-AMMEUX-BORREL. Un des dégâts collatéraux les plus évidents chez mes adversaires fut la sabordage de la banque CIN le 11 janvier 2007, après que la présidente d’une chambre du tribunal correctionnel de Rouen, Mme Chamboncel, eut déclaré en cours d’audience à l’avocat de la banque que ladite affaire susnommée était une affaire d’état.
t tout récemment, en août 2008, j’ai écouté les enregistrements de conférences données par Mme Borrel, notamment celle du 1er novembre 2005, exactement 10 ans et 10 jours après l’assassinat de son mari, enregistrements que le site Dailymotion a mis en ligne assez récemment. Exploitation judicieuse, amis vicieuse, du délai de prescription décennale ? C’était la première fois qu’elle évoquait les 50 000 francs retirés de la banque par son mari le jour de son assassinat pour n’en reparler qu an et demi plus tard dans son livre Un juge assassiné. Le fait de taire cette somme et sa destination finale semblerait indiquer que l’épouse du magistrat assassiné ait protégé de facto les commanditaires d’un double assassinat : celui de son mari, ex-procureur de Lisieux, et celui de Charles Clerc-Renaud, président du tribunal de Lisieux.
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